LES MOTS DE MAI

Bienvenue chez nous !
En savoir plus

Services

Nous réalisons des articles, reportages, podcasts, etc. pour les médias des marques elles-mêmes: blogs, réseaux sociaux, journal « papier », etc. Nous proposons aussi des publi-reportages « classiques » dans des médias « papier ». Nous proposons également des contenus pour des médias internes.

j

Rédaction

 Qu’il s’agisse d’écrire pour votre site, votre magazine, ou bien de rédiger communiqués et dossiers de presse, notre équipe composée de journalistes vous apporte son expertise et ses compétences.

Podcasts

Le format est devenu incontournable pour être informé en restant mobile. De la rédaction à l’habillage sonore, nous prenons tout en charge pour créer des contenus audio qui vous ressemblent.

Photographie

Pour mettre en avant vos produits ou votre équipe, rien de tel que des photographies professionnelles, adaptées à l’ensemble de vos supports de communication.

Animation de débats

Vous souhaitez organiser une conférence, un débat ou une table ronde ? Nous proposons d’en assurer l’animation pour mettre en avant la parole de chaque intervenant.

Iconographie

Trouver les bonnes images pour illustrer un article peut parfois être un vrai casse-tête. En plus de rédiger vos contenus, nous proposons aussi de prendre en charge leur iconographie.

Formation

Mieux communiquer est un apprentissage. C’est pourquoi nous réalisons des formations « media training et prise de parole en public ». Notre organisme est reconnu par Datadock.

Vidéo et Motion design

Pour votre site et vos réseaux sociaux, nous pouvons produire contenus animés, compte-rendus d’événements, présentations et interviews vidéo.

À PROPOS

Comprendre notre activité

La « communication éditoriale », qu'est-ce que c'est ?

La « communication éditoriale » est très ancienne, puisqu’elle existe depuis longtemps dans les médias traditionnels sous la forme de publi-reportages. Elle évolue cependant rapidement ces dernières années, en particulier grâce aux moyens offerts par les médias numériques. Il s’agit d’utiliser la forme du journalisme traditionnel -dossiers, articles, podcasts interviews, etc.- dans le cadre de la communication. C’est une manière de répondre à un besoin croissant exprimé par les marques: ne plus se contenter de slogans, de communication basique, mais expliquer, intéresser, apporter une véritable information à des consommateurs qui en sont en demande. Une marque va ainsi, par exemple, créer un site qui parlera de son domaine sans forcément se mettre directement en avant. Son but étant d’attirer des lecteurs sur son site, pour qu’ils y restent ensuite. Il faut donc un savoir-faire de journalistes pour réussir à communiquer de cette manière, et c’est ce savoir-faire que nous apportons.

Pourquoi faire appel à nous ?

Nous sommes une petite agence capable de fournir des contenus de qualité en grand nombre très rapidement. Nous sommes à votre écoute, que vous soyez une agence ou une marque, une petite ou une grande entreprise, pour personnaliser votre communication et offrir surtout un niveau de rédaction véritablement professionnel. Avec nous, pas de discours bricolé et creux, mais un savoir-faire journalistique fort de 15 ans d’expérience. Nous ne vous proposerons donc pas de contenus au kilo que nous déléguerons à un euro le feuillet dans des pays émergents. Avec nous, chacun de vos contenus est unique et correspond surtout à vos attentes. Tant que vous n’êtes pas satisfait, nous ne le sommes pas non plus.

NOS dernières rÉALISATIONS

Quelques projets réalisés ces dernières années

  • Garopapilles
    Garopapilles
    2020, Photos, Rédaction, Vidéo
  • Cala Rossa hors saison
    Cala Rossa hors saison
    2019, Photos, Rédaction
  • Burg-Schwarzenstein, une maison d’hier et d’aujourd’hui
    Burg-Schwarzenstein, une maison d’hier et d’aujourd’hui
    2019, Photos, Rédaction
  • Festival Fake News
    Festival Fake News
    2019, Animation, Vidéo
  • Animation de la rencontre avec Marcel Tolno et Urmondzhon Sufiev
    Animation de la rencontre avec Marcel Tolno et Urmondzhon Sufiev
    2019, Animation, Vidéo
  • Le Crédit Agricole Aquitaine, un tiers de confiance pour les seniors
    Le Crédit Agricole Aquitaine, un tiers de confiance pour les seniors
    2019, Rédaction
  • Tortuga
    Tortuga
    2019, Rédaction
  • Donner un sens à son épargne
    Donner un sens à son épargne
    2019, Rédaction
  • Rentrée solennelle de l’Université de Bordeaux
    Rentrée solennelle de l’Université de Bordeaux
    2019, Animation
  • Mutuelle Ociane Matmut : Au plus près des coureurs
    Mutuelle Ociane Matmut : Au plus près des coureurs
    2019, Rédaction
  • Les flottes automobiles « bleu-blanc-vert » à l’horizon
    Les flottes automobiles « bleu-blanc-vert » à l’horizon
    2019, Rédaction
  • LOA, LLD : quelle offre choisir ?
    LOA, LLD : quelle offre choisir ?
    2019, Rédaction
  • Plus verte ma ville
    Plus verte ma ville
    2019, Rédaction
  • Les collectivités françaises se mettent en mouvement
    Les collectivités françaises se mettent en mouvement
    2019, Rédaction
  • Chrono-Jardin souffle ses bougies
    Chrono-Jardin souffle ses bougies
    2019, Photos, Rédaction
  • Semaine des droits des femmes
    Semaine des droits des femmes
    2019, Vidéo
  • Bordeaux Mag – Association La Cloche
    Bordeaux Mag – Association La Cloche
    2019, Vidéo
  • Toast – Jean Guyon, l’enfance de l’art
    Toast – Jean Guyon, l’enfance de l’art
    2019, Rédaction
  • Instants – Vevey, la fête d’une génération
    Instants – Vevey, la fête d’une génération
    2019, Rédaction
  • Instants – Hortensias, la dame du lac
    Instants – Hortensias, la dame du lac
    2019, Photos, Rédaction
  • Soirée de clôture du BOCAL
    Soirée de clôture du BOCAL
    2019, Animation
  • La ruée vers les Régions
    La ruée vers les Régions
    2019, Rédaction
  • Région Sud : le tourisme aussi sait innover
    Région Sud : le tourisme aussi sait innover
    2019, Rédaction
  • Aquitanis – Podcast Hangar 14
    Aquitanis – Podcast Hangar 14
    2019, Podcast
  • L’immobilier d’entreprise fait bouger les murs
    L’immobilier d’entreprise fait bouger les murs
    2019, Rédaction
  • JDD Thema : Women’s forum
    JDD Thema : Women’s forum
    2018, Rédaction
  • JDD Thema : Économie sociale et solidaire
    JDD Thema : Économie sociale et solidaire
    2018, Rédaction
  • Paris voit l’avenir en vert
    Paris voit l’avenir en vert
    2018, Rédaction
  • Véhicules écologiques : à chaque usage sa voiture
    Véhicules écologiques : à chaque usage sa voiture
    2018, Rédaction
  • Mondial de l’auto : Les stars enflamment le tapis rouge
    Mondial de l’auto : Les stars enflamment le tapis rouge
    2018, Rédaction
  • Interview : Jean-François Belorgey. Fiscalité automobile, un facteur clé ?
    Interview : Jean-François Belorgey. Fiscalité automobile, un facteur clé ?
    2018, Rédaction
  • Un mouvement de fond(s)
    Un mouvement de fond(s)
    2018, Rédaction
  • Interview : Fanny Picard, fondatrice d’Alter Equity
    Interview : Fanny Picard, fondatrice d’Alter Equity
    2018, Rédaction
  • Investissement : Finance responsable, envol annoncé ?
    Investissement : Finance responsable, envol annoncé ?
    2018, Rédaction
  • Solidarité : Dix projets remarquables
    Solidarité : Dix projets remarquables
    2018, Rédaction
Garopapilles

Projet

En mai 2020, nous avons pris en charge la communication du restaurant – cave à vins Garopapilles, à l’occasion de sa réouverture.

Réalisations

Pour annoncer la réouverture du restaurant et renseigner la clientèle sur le changement de concept du lieu, nous avons:

– accompagné Garopapilles dans la réflexion autour de sa nouvelle communication

– réalisé une refonte du site internet de Garopapilles

– réalisé une interview vidéo du chef à destination du site et des réseaux sociaux

– alimenté ces réseaux

– photographié le lieu et l’équipe

– rédigé un communiqué de presse.

Aperçu

Crédit photo : Magali Maricot

 

Categories :
2020, Photos, Rédaction, Vidéo
Cala Rossa hors saison
Article paru dans le magazine Instants, de Relais & Châteaux.

Près de Porto-Vecchio, le Grand Hôtel de Cala Rossa s’apprécie aussi en dehors de l’été, pour une expérience plus intimiste.

Y a-t-il un moment privilégié pour découvrir Porto-Vecchio et ses environs ? Probablement pas, tant les richesses se succèdent au long de l’année et permettent de satisfaire toutes les envies. Mais pour ceux qui cherchent le calme, les promenades en solitaire le long de la mer ou en montagne, les couleurs de l’automne et du printemps, venir hors saison est un luxe à savourer impérativement.

Entre avril et fin juin, puis en septembre et octobre, le Grand Hôtel de Cala Rossa est l’écrin idéal pour admirer dans les plus belles conditions les plages paradisiaques de Palombaggia, de Santa Giulia ou celle, plus confidentielle, de Tamaricciu. À quelques kilomètres, si proches et tellement exotiques, elles emmènent au bout du monde… Chaque jour, l’hôtel propose aussi de découvrir les eaux avoisinantes, qui varient du turquoise au bleu nuit au fil des saisons, sur un bateau en bois à la nostalgie joyeuse. Pour qui préfère l’altitude, à une demi-heure de Porto-Vecchio, le massif de l’Ospedale promet des balades entre pins, hêtres et lacs… Les odeurs y sont inégalables, annonçant déjà l’arrivée de l’hiver sans se résoudre complètement à oublier l’été, ou célébrant les prémices du printemps.

Venir hors saison, c’est profiter d’une balade à cheval apaisée. Autour des plages de Saint-Cyprien et Pinarello, par exemple, où l’on peut croiser, avec un peu de chance, d’élégants flamants roses. Il ne faut pas se passer non plus de l’expérience du cours de yoga sur le ponton de l’hôtel, entouré et bercé par les flots, en toute sérénité. Avant, pourquoi pas, d’enchaîner par un moment de sport encadré par un coach.

Venir hors saison, c’est aussi et surtout prendre le temps ; celui de découvrir les massages du spa et les produits délicats qui y sont utilisés et vendus. C’est se délasser dans la piscine, s’offrir une nouvelle coupe, se faire tailler la barbe ou la moustache comme par les anciens barbiers.

C’est se laisser tenter par les variations gastronomiques du chef, Pascal Cayeux, qui s’accordent aux produits du moment. A l’automne, les cèpes et les coquilles Saint-Jacques s’invitent dans l’assiette, de même que le brocciu, les agrumes locaux, ou les poissons pêchés non loin : saint-pierre, loup, maigre… Pour ceux que la gastronomie et l’écologie passionnent, un petit tour dans le grand et beau potager bio, derrière l’hôtel, s’impose.

Venir hors saison, c’est s’offrir une parenthèse enchantée, loin de tout sauf de la Corse telle qu’elle est vraiment.

Photos: © Magali Maricot

Categories :
2019, Photos, Rédaction
Burg-Schwarzenstein, une maison d’hier et d’aujourd’hui

Article paru dans le magazine Instants, de Relais & Châteaux.

Un pont entre le passé et le présent : voilà, sans doute, la première impression qui s’impose aux visiteurs de l’hôtel Burg-Schwarzenstein, à une soixantaine de kilomètres de Francfort en Allemagne.

Mélange entre demeure chargée d’Histoire et rénovations modernes, l’hôtel Burg-Schwarzenstein, à Geisenheim en Allemagne, se distingue autant par son élégance que par la chaleur qui s’en dégage. Surplombant les vignes, le luxueux édifice allie une double élégance : celle, traditionnelle, d’un château construit pour la famille Mumm en 1854 et celle, moderniste, de bâtiments érigés à la fin des années 2000. Le tout se lie sans heurt, grâce à une pierre beige qui permet une continuité. L’hôtel impressionne sans intimider, car dès le hall, vaste et lumineux, de profonds canapés soulignent l’attention portée au confort. « J’ai beaucoup voyagé, et j’ai souvent eu l’impression d’arriver dans des endroits très modernes mais froids, où je ne me sentais pas vraiment la bienvenue », commence Stéphanie Teigelkamp, ancienne hôtesse de l’air qui aujourd’hui dirige l’hôtel avec son mari Michael. « Nous avons donc voulu que cet endroit soit sublimé par les ajouts et les rénovations, mais tout en restant chaleureux, accessible. Que l’on puisse s’y sentir comme chez soi. »

Stéphanie Teigelkamp, directrice de l’hôtel

De ses voyages, Stéphanie a aussi rapporté de nombreuses idées pour la décoration, qui apportent une touche d’exotisme raffiné dans les parties communes comme dans les vastes chambres et dans les suites. Elles aussi combinent influence moderne et recherche de chaleur, parfois même au sens propre. « Nous avons multiplié les terrasses pour permettre à nos hôtes de profiter des rayons du soleil dès qu’ils le peuvent, une coupe de champagne à la main », sourit Stéphanie. Les vastes baies vitrées s’invitent jusque dans les salles de bain, où les baignoires à jets bouillonnants permettent de se délasser en ayant l’impression d’être dehors. La lumière, élément essentiel, n’est presque jamais coupée par d’inamovibles cloisons : les maîtres des lieux ont voulu installer, partout où c’était possible, des panneaux coulissants, accentuant l’impression d’espace et de continuité. Sans rien céder sur l’aspect chaleureux : partout, des recoins cosy, des assises douillettes viennent inviter au repos et à la détente.

Le restaurant Grill & Wine rappelle l’importance de la vigne dans ce château initialement construit pour la famille Mumm en 1854.
Le chef Nils Henkel, à la tête des trois restaurants du Burg-Schwarzenstein.

Le luxe sans ostentation, pensé pour le bien-être, c’est un état d’esprit que l’on retrouve aussi dans les trois restaurants de l’hôtel. L’un deux, le Schwarzenstein, possède deux étoiles au Guide Michelin. « Je définirais ma cuisine comme naturelle, car ma priorité c’est vraiment de travailler avec des produits locaux et de saison », explique le chef, Nils Henkel. « Ce qui ne m’empêche pas de faire des clins d’œil à d’autres cuisines, en utilisant notamment des épices du monde entier. Mais la base, c’est celle-là », insiste-t-il. Particularité de sa carte, l’un des deux menus est entièrement végétarien. « Au-delà de l’envie de satisfaire ceux qui suivent ce régime, je souhaite aussi donner à penser sur la manière dont on consomme de la viande, du poisson, sur leur provenance et la manière dont ils sont produits. » « Faune » ou « flore », quel que soit le choix du menu, une certitude dans les deux cas : celle de passer un moment d’exception dans un lieu d’exception…

Photo de gauche: amuse-bouches – Photo de droite: kale, risotto de pommes de terre, raifort, raisins Riesling
Tofu soyeux, sauce soja, herbes de bord de mer et algues marines
La salle du restaurant gastronomique le Schwarzenstein
Cœur d’oignon, oeuf de caille mariné, panais, champignons trompettes

Texte : Jean Berthelot de la Glétais
Photos : Magali Maricot

Categories :
2019, Photos, Rédaction
Festival Fake News

Le 14 novembre, nous étions au Festival Fake News – Projections, ateliers et animations.

Au long de cette journée, Jean a eu la chance de rencontrer les publics scolaires, et d’animer plusieurs ateliers autour du métier de journaliste et de la situation actuelle de l’information. En début de soirée, il a également coordonné le débat autour des Fake News et de l’écologie, pour poser des questions aux intervenants et tendre le micro au public.

Images : Gabriel Taïeb

Categories :
2019, Animation, Vidéo
Animation de la rencontre avec Marcel Tolno et Urmondzhon Sufiev

Le 7 novembre, le Club de la Presse de Bordeaux, soutenu par Ijba Bordeaux, Rue89 Bordeaux et le Réseau éducation sans frontières 33, organisait une rencontre avec Marcel Tolno et Urmondzhon Sufiev. Ces deux journalistes, respectivement Guinéen et Tadjik, sont en danger dans leur pays mais la France leur refuse un asile durable. Lors de cette soirée, chacun d’eux a pu évoquer son parcours, son travail de journaliste, son quotidien en France, sa situation actuelle et ses projets.

En tant que président du Club de la Presse de Bordeaux, Jean a eu l’honneur d’animer cette rencontre.

Images : Gabriel Taïeb

Categories :
2019, Animation, Vidéo
Le Crédit Agricole Aquitaine, un tiers de confiance pour les seniors

Article paru dans Sud Ouest, le 7 novembre 2019. Photo Shutterstock

Le moment où l’on part à la retraite est, pour chacun, une étape clef de la vie. Qui n’a plus rien à voir avec ce que les générations précédentes ont connu : désormais, on cesse une activité professionnelle en ayant souvent, devant soi, de longues années à vivre en bonne santé. C’est aussi un moment où l’on se pose beaucoup de questions, que l’on s’y soit préparé ou non. Déjà présent tout au long de la vie active, le Crédit Agricole Aquitaine est également toujours là pour accompagner la retraite de ses clients. Grâce à des conseillers qui connaissent le territoire géographique, qui sont des interlocuteurs attentifs à la situation de chacun, il est donc possible d’être appuyé d’un point de vue financier, bien sûr, tout comme dans ses projets, et même dans l’appréhension d’une vie sociale qui n’est plus la même mais peut – et doit – rester intense. Les équipes du Crédit Agricole Aquitaine sont ainsi des tiers de confiance, vers qui l’on peut se tourner à divers titres. Il y a naturellement des solutions bancaires, telles que des assurances-santé, des produits de prévention santé ou de transmission, des assurances-vie notamment. Les questions peuvent aussi avoir trait à la monétarisation du patrimoine, si, par exemple, il est nécessaire de quitter un logement que l’on possède pour aller vers un Ehpad ou une maison de retraite.

> À l’écoute des retraités

Aujourd’hui les retraités veulent pouvoir accomplir ce qu’ils n’ont pas pris le temps de faire lors de leur vie active.

Contrairement à ce que l’on pense généralement, le recours au crédit pour le financement des projets reste une prérogative à laquelle les retraités peuvent prétendre. Les équipes du Crédit Agricole Aquitaine sauront les accompagner et les conseiller. Le Crédit Agricole Aquitaine va aussi plus loin en organisant des ateliers avec ses clients, durant lesquels ces derniers peuvent exprimer leurs attentes sur bien des sujets. Il en est ressorti, jusqu’ici, diverses priorités : parmi celles-ci, le besoin de renforcer le lien social.

> Améliorer le quotidien

Pour répondre à ce besoin exprimé par ses clients, le Crédit Agricole Aquitaine a développé un partenariat avec Sunday, une start-up du Village by CA, qui démocratise et simplifie la technologie pour permettre à la famille d’envoyer directement ses photos sur l’écran de télévision de ses grands-parents (voir podcast). Et parce que bien vivre sa retraite implique pour certains de bien vivre à domicile, le conseiller bancaire, en tant que tiers de confiance, peut également créer du lien avec ses clients professionnels pour les accompagner dans leurs choix d’équipement et leur permettre de se concentrer sur l’essentiel : eux, leurs proches et le plaisir de profiter de la vie.

En Nouvelle-Aquitaine

29 % des habitants ont 60 ans ou plus (contre 25 % au niveau national)

95 % des seniors vivent à domicile

2050 : On comptera 900 000 seniors de plus d’ici à 2050

2 : Il y aura deux seniors pour un jeune de moins de 20 ans à l’horizon 2050

Source : Insee

 

Jean Berthelot de la Glétais

Categories :
2019, Rédaction
Tortuga

Rédaction des contenus pour la marque Tortuga

Categories :
2019, Rédaction
Donner un sens à son épargne
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 3 novembre 2019

 

Alors que s’ouvre la 12e semaine de la finance solidaire, ce type de placement reste marginal. Une situation qui pourrait changer

 

C’est un désir qui s’éloigne de plus en plus de l’utopie pour devenir une ambition : donner du sens à ce que l’on fait. Qu’il s’agisse de l’éducation de ses enfants, de son travail ou de ses loisirs, une part grandissante de la population souhaite concilier une forme de bien-être immédiat avec des préoccupations environnementales et sociales de long terme. Cette prise de conscience est probablement favorisée par les prévisions alarmistes sur le changement climatique, par les tensions, aussi, qui agitent la société sur des questions plus ou moins fondamentales. Qu’importent, au fond, les ressorts ; ce besoin de donner du sens est palpable à bien des niveaux, dans de nombreux domaines, et même la finance n’y échappe pas : « C’est une évolution des mentalités qui a réellement commencé avec la crise des années 2008-2010 », observe Frédéric Tiberghien, président de Finansol. L’association de référence de la finance solidaire en France organise la semaine consacrée à ce thème, qui s’ouvre demain avec la remise des grands prix récompensant les meilleurs projets (lire encadré).

 

« Il y a eu le souhait, alors celui d’une minorité, de remettre la finance au service de l’économie réelle, et même de projets à forte utilité sociale et environnementale, indique Frédéric Tiberghien. Petit à petit, de plus en plus de gens se sont tournés vers ce pour quoi l’épargne a toujours été faite, en réalité : soutenir des projets auxquels on croit. » Pour les particuliers, il existe trois manières de financer l’économie solidaire et sociale : épargner via leur banque ou leur assurance, le faire par le biais de leur entreprise, ou souscrire directement au capital d’une entreprise. Les fonds appelés 90-10, c’est-à-dire ceux qui proposent 10 % d’épargne solidaire, et les investisseurs institutionnels peuvent aussi soutenir le secteur ; ce sont d’ailleurs eux, en 2018, qui l’ont assez largement porté, si l’on en croit le baromètre Finansol/ La Croix. Suppression de l’impôt sur la fortune et prélèvement à la source ont eu un effet net sur les souscriptions des particuliers, en baisse de 40 %. Cela n’a pas empêché d’enregistrer, en France, 423 000 nouveaux placements solidaires, soit 1 milliard d’euros supplémentaire, pour un encours total de 12,6 milliards d’euros, en hausse de 8,7 % par rapport à 2017.

 

Et à l’autre bout de la chaîne, de quelle manière cette épargne en hausse s’est-elle concrètement traduite ? Elle a, par exemple, servi à verser 4,1 millions d’euros de dons à des associations, et à générer 372 millions d’euros de financement de projets à vocation sociale, environnementale ou les deux à la fois. De façon encore plus palpable, 48 000 emplois ont été créés ou consolidés, 3 050 personnes relogées et 22 600 foyers alimentés en électricité renouvelable. « Cette concrétisation de l’épargne est un élément important qui explique le développement de la finance solidaire, reprend Frédéric Tiberghien. C’est également une question de confiance dans la durée : le label Finansol, créé il y a vingt ans et géré rigoureusement par un comité indépendant, est un gage fiable pour les épargnants. On compte aujourd’hui 160 produits estampillés Finansol, ce qui garantit que chacun d’eux correspondra bien à leurs attentes et tiendra ses promesses. » Parmi les particuliers qui se tournent davantage vers ce type de placements, les plus jeunes sont largement représentés. « De façon générale, poursuit Frédéric Tiberghien, on épargne quand on a les moyens de le faire, donc quand on a une situation stable, ce qui explique qu’on le fasse en moyenne aux alentours de 45-46 ans. Mais dans le cas de la finance solidaire, on constate effectivement un vrai rajeunissement dû notamment à la montée en puissance des plateformes de financement participatif. Elles ont abaissé le niveau d’implication, de sorte qu’il est possible de soutenir un projet dès 10 euros d’investissement. C’est une très bonne nouvelle, car plus on attire un épargnant jeune, plus on a de chances de le fidéliser sur le long terme. »

 

Pour autant, et en dépit, donc, d’un engouement certain, la finance solidaire reste aujourd’hui encore très marginale, ne représentant que 0,25 % de l’épargne totale des Français. Il est difficile d’imaginer, à ce rythme, un changement d’échelle à court terme. « C’est pourtant l’affaire de la décennie 2020, croit savoir Frédéric Tiberghien. Et il y a trois raisons à cela : d’abord, sur le modèle de ce qui se fait déjà pour l’épargne salariale, nous avons convaincu le Parlement de l’obligation d’une déclinaison solidaire pour tous les produits financiers. C’est acté sur le principe, mais les décrets d’application tardent, donc la loi n’est toujours pas en vigueur. Deuxième raison, la loi Pacte instaure aussi la généralisation du solidaire à tous les produits d’épargne retraite, là encore sur le modèle de l’épargne salariale. Dans ce dernier cas, 10 % des salariés ont choisi l’option solidaire, c’est dire si l’enjeu est important. Enfin, dernière raison d’imaginer un changement d’échelle, toujours dans la même logique et dans la loi Pacte, les assureurs ont l’obligation de présenter des produits d’assurance-vie solidaire à chaque souscripteur d’ici à 2022. » Ces trois leviers, combinés à la prise de conscience croissante des particuliers – comme des entreprises et des institutions – quant à l’importance de la finance solidaire, sont susceptibles de faire décoller ce secteur dans les années à venir.

 

Des produits aux effets concrets : 48 000 emplois ont été créés ou consolidés

 

 

SEMAINE DE LA FINANCE SOLIDAIRE, MODE D’EMPLOI
À PARTIR DE DEMAIN et jusqu’au 11 novembre, Finansol organise la 12e semaine de la finance solidaire. Des grands prix répartis en cinq catégories viendront récompenser les initiatives d’entreprises engagées. Une centaine d’entre elles ont postulé. Un peu partout en France vont se tenir des projections de films, soirées d’échanges, salons, speed meetings, etc., non seulement cette semaine mais même au-delà, novembre étant le mois de l’économie sociale et solidaire.

 

JEAN BERTHELOT DE LA GLÉTAIS
Categories :
2019, Rédaction
Rentrée solennelle de l’Université de Bordeaux

Présentation et animation de la rentrée solennelle de l’Université de Bordeaux, le 17 septembre 2019.

Categories :
2019, Animation
Mutuelle Ociane Matmut : Au plus près des coureurs

Article paru dans Sud Ouest, le 30 octobre 2019

Partenaire officiel de la cinquième édition du Marathon de Bordeaux, la « première mutuelle du Grand Sud Ouest » s’affiche aux côtés des sportifs. Retour sur cette collaboration dynamique.

Ils étaient plus de 17 000 à s’inscrire aux différentes épreuves du Ociane Matmut Marathon de Bordeaux samedi dernier. Aujourd’hui, les sportifs peuvent se féliciter de leurs efforts et prendre un repos bien mérité. Mais pour le premier partenaire de l’événement, la course ne fait que commencer. Présente dans la métropole bordelaise pour soutenir l’événement, l’administratrice Matmut et ancienne Ministre des Sports Valérie Fourneyron détaille le projet à long terme du groupe : « Ce partenariat s’inscrit pour nous dans une double logique. Tout d’abord, faciliter le développement de la pratique sportive pour tous, mais aussi de lutter contre les méfaits de la sédentarité ». Aussi médecin, la représentante de l’assureur rappelle par ailleurs que l’inactivité physique
constitue la première cause de mortalité évitable. Également présent, Stéphane Hasselot, directeur général adjoint du groupe Matmut en charge de l’assurance santé, retrace les débuts de la collaboration. « La Matmut a souhaité intensifier sa présence autour du sport et de ses valeurs. Nous sommes basés à Bordeaux, donc soutenir l’événement nous semblait être une évidence. Après le naming du nouveau stade, c’est une nouvelle étape qui s’inscrit dans la multiplication de nos opérations. »

Pour un événement réussi

Réunis pour célébrer l’ouverture du village de l’événement, les organisateurs sont restés enthousiastes, malgré un contexte compliqué pour la tenue du marathon. « Nous sommes aujourd’hui très fiers, en tant qu’organisateurs, de poursuivre cette mission de service public qu’est ‘‘le sport pour tous’’. Le Marathon de Bordeaux, c’est avant tout du sport et une fête », s’est réjoui Laurent Baudinet, président du Stade Bordelais. Un sentiment partagé par Patrick Bobet, président de Bordeaux Métropole, qui soutient « de tout cœur la tenue d’un si bel événement ». Pour Yves Cordier, opérateur de la manifestation et
directeur d’IRONMAN France, l’engagement de chaque acteur dans l’organisation a été primordial pour faire de ce marathon « une édition unique, qui donnera une vision très positive de l’événement pour les années à venir ». Chaque intervenant à notamment souhaité remercier Ociane Matmut pour sa présence en tant que partenaire officiel, et ses actions en faveur d’une pratique sportive accessible à tous.

L’ADN de l’assureur

« Nous accompagnons nos adhérents sur la reprise de l’activité sportive, via un service de coaching en ligne. Nous suivons de près la réglementation du sport sur ordonnance. Nous avons des garanties qui couvrent la pratique sportive amateure. Tout cela fait partie de notre identité d’assureur », détaille Stéphane Hasselot. Le directeur général adjoint, lui-même sportif, souhaite faire de la promotion de l’activité physique une priorité de son groupe. Une évidence pour Valérie Fourneyron. « Si je suis présente aujourd’hui, c’est bien entendu parce qu’Ociane Matmut est partenaire. Mais je porte depuis longtemps, dans toutes mes responsabilités, le même cap autour du sport comme outil de santé publique. Être dans un groupe assureur où la dimension sport-santé est si forte, c’était pour moi une opportunité ». Pour les deux responsables, une mutuelle doit avant tout être un organisme de protection de santé, qui met en place des actions concrètes pour le bien-être de ses adhérents au quotidien.

Rester solidaires

Questionnés sur la valeur sportive à laquelle ils accordent le plus d’importance, les représentants d’Ociane Matmut n’hésitent pas un seul instant. « La solidarité. C’est ce qui compose l’identité des mutualistes. Et quand vous observez un événement tel que le Marathon de Bordeaux, vous voyez bien que c’est ce qui prime. Les gens s’entraident, s’encouragent, il ne s’agit pas de compétition ici. Chacun fait vivre cette valeur, et c’est très prégnant dans notre histoire, comme dans ce partenariat ». Les salariés du groupe assureur sont d’ailleurs régulièrement invités à s’inscrire aux compétitions sportives nationales, ou a venir soutenir leurs collègues dans ces épreuves, soulève Stéphane Hasselot. Avant de conclure en remerciant tous les bénévoles qui ont permettent la réalisation de ces courses « à Bordeaux, comme ailleurs ».

Texte et photos : Gabriel Taïeb

Categories :
2019, Rédaction
Les flottes automobiles « bleu-blanc-vert » à l’horizon
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 27 octobre 2019

L’arrivée de véhicules français électriques et hybrides rechargeables pourrait séduire un grand nombre d’entreprises

Bleu, blanc, vert ; pour la première fois, les entreprises ont devant elles un panel extraordinairement riche de véhicules made in France aussi propres que possible. Il y a d’abord la sortie de nouveaux modèles électriques : la Zoe revisitée, l’e-208 ou encore l’e-2008 offrent des autonomies inédites pour des voitures françaises, entre 300 et 450 kilomètres, selon les cas et l’utilisation qui en est faite. Mais la vraie nouveauté, c’est également et peut-être surtout l’arrivée progressive des hybrides rechargeables, les premières proposées par des marques tricolores : les Peugeot 3008 et 508, ainsi que la DS7. Toutes trois, disponibles d’ici la fin de l’hiver, vont venir probablement redistribuer totalement les cartes d’un marché de l’hybride rechargeable dominé jusqu’ici, en France, par des marques étrangères. Hybride rechargeable ? C’est cette technologie qui permet au véhicule de disposer d’une batterie de grande capacité, susceptible de lui offrir une autonomie importante en électrique, aux alentours de 60 kilomètres par exemple pour les dernières 508 et 3008. Elle se distingue de l’hybride non rechargeable qui, elle, embarque une batterie de moindre capacité, laquelle vient en appui du moteur thermique et fait en sorte d’économiser du carburant. Les anciennes 3008 hybrides, notamment, étaient conçues sur ce modèle.

« Énormément de demandes »
Que change cette nouvelle donne pour les entreprises ? D’un côté, l’électrique permet à celles dont les déplacements sont essentiellement urbains, mais qui peuvent à l’occasion s’avérer un peu plus lointains, de compter sur un véhicule capable de couvrir les deux besoins. De l’autre, l’hybride rechargeable s’adresse principalement aux entreprises dont les véhicules roulent généralement moins de 60 kilomètres par jour, mais sont ponctuellement amenés à faire des déplacements de plus de 400 kilomètres. Ces deux typologies de flotte disposent donc désormais de solutions françaises et, pour la plupart, construites dans notre pays, la 3008 — version essence — ayant même été l’an passé la voiture la plus produite dans l’Hexagone. « Le fait d’avoir des véhicules fabriqués en France est une donnée très importante dans l’esprit de nos clients », explique Fabrice Denoual, directeur général délégué d’ALD Automotive, filiale de la Société Générale et l’un des leaders de la location de véhicules aux entreprises. Il ajoute : « Le contrat moyen de location longue durée [LLD, lire page suivante], chez nous, est de quarante mois pour 95 000 kilomètres, donc pas forcément des clients potentiels de ces solutions. Pourtant, nous avons énormément de requêtes allant dans ce sens, tout comme dans celui de véhicules plus propres, plus économes en carburant. L’offre augmente, elle nourrit le marché qui est en grande demande. » Que cette demande vienne de raisons profondes, un attachement authentique des dirigeants à la cause environnementale par exemple, ou plus opportunistes, puisqu’une entreprise plus « verte » est susceptible de séduire plus de clients…

Huit grandes entreprises sur dix convaincues
41% des personnes interrogées ont une opinion sur les voitures électriques qui a favorablement évolué au cours des trois dernières années
À l’heure actuelle, chez ALD, les véhicules électriques représentent 1,5 % de l’ensemble des locations, et les hybrides 8,5 %. « Cela fait un moment que nous accompagnons nos clients dans leur transition énergétique, ce qui correspond à une volonté globale de leur proposer une voiture qui s’accorde précisément à leur usage, reprend Fabrice Denoual. Cela s’est traduit, un temps, par le passage du diesel à l’essence, et donc aujourd’hui à l’évolution vers l’électrique ou l’hybride. Il y a l’offre des constructeurs, bien sûr, mais pas seulement ; ce sont aussi les infrastructures qui s’adaptent, avec par exemple des bornes de recharge de plus en plus nombreuses. » Afin d’accompagner les entreprises qui n’osent pas sauter le pas, les loueurs, eux aussi, assouplissent leurs propositions. ALD offre ainsi des formules spécialement pensées pour elles, à l’image de celle qui permet de disposer, 60 jours par an, d’un véhicule thermique ou hybride en remplacement d’un électrique, lorsque de longs déplacements sont au programme.
Dans ce contexte global de l’arrivée sur le marché de modèles français plus verts, peut-on s’attendre à une hausse des ventes ? C’est une possibilité forte, si l’on en croit l’enquête Mobility Monitor 2019 menée par Ipsos et dévoilée mi-octobre. En France, 41 % des personnes interrogées ont ainsi une opinion sur les voitures électriques qui a évolué favorablement au cours des trois dernières années, contre 11 % ayant une perception inverse. Elles sont même 30 % à envisager au moins « probablement » d’acheter l’un de ces véhicules dans les cinq ans à venir. Dans les chiffres, cela se traduit par une barre symbolique franchie en septembre : la France compte 200 000 véhicules légers électriques en circulation. Depuis le début de l’année, il s’en est vendu 36 545, soit une hausse de 37 % par rapport à 2018. Pour ce qui est des entreprises, le baromètre flottes 2019 dévoilé en juin par l’institut CSA montre qu’elles sont plus d’une sur deux (51 %) à posséder déjà un véhicule hybride ou électrique, ou à envisager concrètement d’en acquérir. Et si l’on compte les entreprises dont les parcs dépassent le millier d’unités, on monte même à 81 %. Va-t-on assister à un raz-de-marée vers ces modèles, français et plus propres ? Probablement pas. Mais il est presque certain que la tendance de fond va se poursuivre, et sans doute s’accélérer dans les mois à venir grâce notamment à cette nouvelle génération.

JEAN BERTHELOT DE LA GLÉTAIS
Categories :
2019, Rédaction
LOA, LLD : quelle offre choisir ?
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 27 octobre 2019
Louer plutôt qu’acheter, c’est une solution souvent plus avantageuse pour une entreprise. Mais en longue durée ou avec option d’achat ? Décryptage

 

Il semble bien loin le temps où l’achat d’un véhicule était un marqueur de prestige. Pour les entreprises comme pour les particuliers, la location (ou leasing) automobile s’impose progressivement comme un choix pragmatique. En 2018, la location représentait plus de 60 % des financements de véhicules neufs en France, d’après le rapport 2019 du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Aujourd’hui, les concessionnaires n’hésitent pas à mettre en avant cette solution, qui permet de présenter régulièrement à leurs clients de nouvelles gammes. Autorisant une grande flexibilité, avec parfois des avantages financiers conséquents, l’offre locative se décline principalement sous deux formes : la location avec option d’achat (LOA) et la location longue durée (LLD). De manière générale, la LOA permet de louer un véhicule un certain temps et de l’acquérir ensuite à un prix préalablement défini. La LLD ne conduit théoriquement pas à l’achat final à un tarif préférentiel, mais englobe néanmoins un ensemble de services spécifiques. Bien que la LOA domine largement le marché de la location (environ 90 % des contrats), les entreprises se tournent volontiers vers la LLD pour constituer leur flotte. Pour prendre la solution la plus judicieuse en fonction de son profil, il est important de bien distinguer les deux offres de location.

LOA : Priorité à l’investissement

Le premier avantage d’une LOA est la possibilité de maîtriser ses dépenses. La durée de financement étant modulable, les professionnels peuvent adapter les frais à leur budget sans trop se soucier du coût effectif de la voiture. La location présente aussi un intérêt fiscal : n’étant pas propriétaires de leur flotte, les entreprises n’ont pas à faire apparaître leurs véhicules dans l’actif de leur bilan. De plus, les loyers peuvent être déduits du résultat fiscal en tant que dépenses professionnelles. Dans la vaste majorité des cas, les locataires souscrivent également à l’entretien et à l’assurance du véhicule compris dans le service. Ils peuvent ainsi disposer d’un véhicule constamment disponible, sans se soucier des aléas. À la fin d’un contrat en LOA, il est possible d’acheter le véhicule, de signer un engagement pour un autre, plus récent ou mieux adapté à ses besoins, ou simplement de s’arrêter là. Si le véhicule est endommagé à la fin du contrat, le locataire peut activer son option d’achat pour s’épargner des frais coûteux. Néanmoins, la LOA exige un dépôt de garantie important, et demande un calcul supplémentaire prenant en compte la revente. Louer en vue d’acheter un modèle en fin de vie ne présente que très peu d’intérêt, il faut donc rester prudent sur les dépenses engagées.

LLD : Des coûts lissés à long terme

Même si elle ne permet pas de devenir propriétaire du véhicule, la location longue durée partage de nombreux points communs avec la location avec option d’achat. Les mensualités peuvent là aussi être déduites des bénéfices imposables, et le budget reste contrôlé grâce à un loyer fixe. Pour les entreprises, la LLD constitue la solution de facilité : l’ensemble des services est géré par la société de location. Il est aussi facile de passer d’un modèle à un autre ; les véhicules sont toujours neufs, entretenus, modernisés et assurés sur toute la durée de location. Avec cette formule, il est possible qu’aucun capital de départ ne soit exigé en dehors du dépôt de garantie rendu à la fin du contrat. Néanmoins, la location longue durée implique, comme son nom l’indique, un engagement qui peut aller de 1 à 5 ans. Les entreprises doivent donc pouvoir s’acquitter d’un loyer régulier sur cette période. De plus, le contrat détermine un kilométrage mensuel ou annuel à respecter. Si celui-ci est dépassé, des frais importants peuvent être demandés. Enfin, l’entretien régulier des véhicules n’exclut pas la responsabilité. Si des dommages sont constatés à la restitution d’une voiture, des pénalités très importantes pourront être exigées.

 

GABRIEL TAÏEB
Categories :
2019, Rédaction
Plus verte ma ville
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 20 octobre 2019

 

En réponse aux diverses réformes, des initiatives de toutes natures fleurissent sur le terrain

 

Le projet de loi mobilités prévoit de nombreuses mesures destinées à contraindre les territoires à entamer leur transition écologique (voir article page précédente). Parmi elles se trouve la mise en place de zones à faibles émissions (ZFE). Créées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les métropoles volontaires, les ZFE devraient permettre de réserver certains accès aux véhicules dits « moins polluants », sur la base du système de vignettes Crit’Air. Dans les communes participantes, chaque conducteur devra apposer sur son pare-brise l’autocollant correspondant au niveau de pollution de sa voiture, et pourra se voir refuser certains axes selon des critères prédéfinis. Seules les autorités locales régulatrices des transports pourront décider du périmètre géographique, des véhicules concernés et des modalités horaires des ZFE. Les agglomérations de Paris, Grenoble et Strasbourg travaillent depuis longtemps dans ce sens, et souhaitent élargir le dispositif dans les mois à venir. La métropole lilloise s’est également prononcée en faveur d’une application de ces zones à partir de 2021. Mais ces grandes villes ne sont pas seules à avoir anticipé les problématiques écologiques à travers la mobilité urbaine, au-delà même du cas des seules ZFE.

 

Sous le feu des projecteurs depuis, Niort est devenue en 2017 la plus grosse agglomération à instaurer la gratuité de ses transports en commun. Porté par de nombreuses associations et figures politiques, le libre accès des modes de transport gérés par les collectivités alimente de nombreux fantasmes, entre la solution écologique radicale et la mesure sociale révolutionnaire. Deux ans après, la commune des Deux-Sèvres peut dresser un premier bilan et son maire, Jérôme Baloge, se veut très positif. Mesure évidemment populaire, la gratuité des bus a permis une augmentation de 30 % de la fréquentation sur l’ensemble des lignes de l’agglomération, et de 140 % sur les grandes lignes principales. L’élu reste cependant sceptique quant à une extension du dispositif à d’autres territoires : la commune des Deux-Sèvres disposait à l’origine d’un budget équilibré et ne gère pas une flotte aussi importante que les grandes métropoles de sa Région ni de lignes de tramway, par exemple. La métropole Aix-Marseille s’est d’ailleurs longuement penchée sur le sujet, en se fondant sur l’exemple d’Aubagne où le réseau est gratuit depuis 2009, avant d’abandonner l’idée. Niort n’en reste pas moins symbolique des efforts faits par certaines collectivités locales.

Pour les Régions, majoritairement déjà engagées sur la voie de la transition environnementale, quels changements apporterait la loi mobilités ? « Sur le volet énergétique, nous n’avons pas attendu le projet de loi pour mettre des choses en place, confie Renaud Lagrave, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine chargé des infrastructures, des transports et des mobilités. Concernant les exigences imposées à chaque territoire, nous sommes plus inquiets. Nous risquons d’avoir des disparités notables dans la Région, avec des intercommunalités qui vont pouvoir prendre la compétence et d’autres non, par manque de moyens. » Grâce à la constitution, en 2018, d’un syndicat mixte régional, baptisé Nouvelle-Aquitaine Mobilités, la Région est en avance sur le calendrier législatif. « Nous disposons déjà d’un système d’information multi-modal effectif et d’une acceptation tarifaire sur l’ensemble du réseau. Aujourd’hui, nos efforts portent essentiellement sur l’amélioration du réseau ferroviaire, une transition énergétique rapide des transports grâce à des circuits courts, et l’instauration d’une billetterie unique. » Si l’élu déplore le peu de moyens alloués par l’État, il se rassure avec la richesse de son territoire, « L’effort est constant et notre Région est riche en innovation. Nous parvenons tout de même à créer un écosystème positif, et je souhaite à tout le monde d’y parvenir. »
Avec les zones à faibles émissions, un accès sera réservé aux véhicules moins polluants

 

LA GRATUITÉ EN FRANCE ET EN EUROPE

 

SOUVENT PRÉSENTÉE comme une chimère par ses détracteurs, la gratuité des transports en commun est bel et bien une réalité dans plusieurs dizaines de villes, en France et sur le continent. Si certaines villes, comme Niort et Dunkerque, ont réussi à mettre en place un réseau complet en accès libre, d’autres comme Paris et Toulouse ont fait le choix de limiter cet avantage à certains publics (selon l’âge, les ressources, etc.). Chez nos voisins luxembourgeois, la gratuité des transports en commun à l’échelle nationale devrait arriver dès l’année prochaine. Mais en Estonie, les bus sont déjà gratuits depuis 2018.

 

GABRIEL TAÏEB
Categories :
2019, Rédaction
Les collectivités françaises se mettent en mouvement
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 20 octobre 2019

 

En première ligne de la future loi d’orientation des mobilités, les institutions devront coordonner les dynamiques territoriales

 

Bien que son examen par le Sénat ne soit pas encore terminé, après son adoption en deuxième lecture par l’Assemblée nationale en septembre, la loi d’orientation des mobilités est déjà connue dans ses grandes lignes. Elle vise à la fois à soutenir le développement des modes de transport les moins polluants et à encourager la transition vers des véhicules propres. C’est d’ailleurs en lien avec ce dernier point que l’on trouve une mesure particulièrement spectaculaire, celle de l’interdiction de la vente des voitures thermiques – ou utilisant, plus globalement, des énergies fossiles – d’ici à 2040. Parmi les autres dispositions, citons notamment l’appui au covoiturage, un vaste plan vélo ou encore la multiplication par cinq du nombre de bornes de recharge d’ici à 2022. En somme, les particuliers seront largement encouragés à entamer, poursuivre ou parachever leur transition écologique.
Du côté des entreprises, celles qui disposent de plus de 50 salariés vont être tenues d’intégrer ce thème dans la négociation annuelle obligatoire. Elles devront prendre des mesures visant « à améliorer la mobilité des collaborateurs entre leur lieu de résidence habituelle et leur lieu de travail, notamment en réduisant le coût de la mobilité, en incitant à l’usage des modes de transport vertueux, ainsi que par la prise en charge des frais de transport personnel vers leur lieu de travail (carburant, alimentation de véhicules électriques ou hybrides) », est-il précisé dans le projet de loi. Très concrètement, cette incitation pourrait prendre la forme d’une « prime mobilité » d’un montant maximal de 400 euros versée aux salariés qui se déplacent à vélo ou en covoiturage. Celle-ci serait en outre exonérée de cotisations sociales et défiscalisée.
Mais ce sont en réalité les collectivités qui vont véritablement être les pierres angulaires de la future loi d’orientation des mobilités. C’est le cas en particulier pour les Régions, mais aussi pour les territoires chargés des autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Métropoles et communautés urbaines ou d’agglomération peuvent être concernées car ce sont elles qui seront les garantes du respect des nouvelles mesures, voyant au passage leurs prérogatives élargies. Elles auront entre autres la charge de tout un volet numérique, d’information de leurs usagers. Chacune d’elles devra ainsi disposer d’applications permettant de suivre en temps réel le trafic, de savoir où des places de stationnement seront disponibles, etc.
Premières concernées, les Régions devront imaginer la mobilité de demain, qu’elle passe par davantage d’autopartage, de transports doux, le retour de modes oubliés (funiculaire, cheval, etc.), la construction de structures routières de contournement de la métropole, des péages urbains ou un peu tout cela à la fois. Car toutes ces questions de mobilité s’inscrivent plus largement dans le plan climat adopté par la France en 2017, notamment dans l’un de ses points majeurs, « en finir avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone ». La promesse de ne plus permettre la vente de véhicules thermiques à compter de 2040 y était d’ailleurs déjà inscrite. Et là encore, pour l’application de ce plan climat, ce sont les collectivités locales qui sont chargées d’impulser une dynamique à laquelle institutions, particuliers, entreprises et associations notamment se raccrochent ensuite.

LES GRANDES LIGNES DU PLAN CLIMAT
PRÉSENTÉ EN JUILLET 2017 par le ministère de la Transition écologique et solidaire sur demande du Président et du Premier ministre, le plan climat du gouvernement établit une feuille de route quinquennale pour accélérer la transition énergétique et climatique. Son action repose sur six objectifs majeurs : rendre irréversible la mise en œuvre de l’accord de Paris, améliorer le quotidien de tous les Français, en finir avec les énergies fossiles et s’engager vers la neutralité carbone, faire de la France le leader de l’économie verte, mobiliser le potentiel des écosystèmes et de l’agriculture pour lutter contre le changement climatique et renforcer la mobilisation internationale sur la diplomatie climatique. Pour rappel, les États-Unis, deuxième producteur mondial de gaz à effet de serre, ont annoncé leur retrait de l’accord de Paris un mois avant la première présentation du plan climat.
400 EUROS
Le montant de la « prime mobilité » qui pourrait être versée aux salariés se déplaçant à vélo ou en covoiturage

JEAN BERTHELOT DE LA GLÉTAIS
Categories :
2019, Rédaction
Chrono-Jardin souffle ses bougies

Article paru dans Sud Ouest, le 15 octobre 2019

Installée depuis 35 ans à Pessac, l’une des plus vieilles entreprises d’espaces verts de la commune encore en activité célèbre son anniversaire. Son fondateur, Laurent Desplat, se confie sur son métier et ses évolutions.

Les habitants de longue date de Pessac le connaissent bien, et pour cause : cela fait plus d’une trentaine d’années que Laurent Desplat exerce son activité de paysagiste dans la commune et ses alentours. Depuis octobre 1984, son entreprise Chrono-Jardin intervient chez les professionnels, les particuliers et dans les résidences pour l’entretien des espaces verts. Toujours actif, l’entrepreneur souhaite profiter de cet anniversaire pour partager son expérience.

Un métier varié

« Il y a parfois des confusions sur le métier de paysagiste, parce que c’est très vaste. Le travail de base concerne l’entretien de jardin, avec les tontes, les tailles d’arbustes, les ratissages, le désherbage, etc. Mais l’activité comprend aussi la création de jardins, qui peut avoir des aspects très divers », détaille Laurent Desplat. Selon lui, il est très difficile pour quelqu’un de maîtriser toutes les palettes de la profession. L’élagage représentant près de 50 % du chiffre d’affaires de Chrono-Jardin, pour des clients à 70 % pessacais, il est courant que l’entreprise fasse appel à d’autres intervenants sur des chantiers très
spécialisés. Actuellement, la SARL emploie un salarié, Mathieu, qui travaille pour la structure depuis plus de 10ans. « Autrefois, j’ai pu avoir plusieurs employés, ainsi que des apprentis. Chacun a apporté sa pierre. Mais le milieu évolue et certaines contraintes nous obligent à nous recentrer sur ce que nous faisons le mieux » constate le chef d’entreprise.

Une évolution constante

Si les modes ont fortement influencé l’activité des paysagistes, notamment dans le choix de la végétation pour la création de jardins, elles ne sont pas seules à avoir eu un impact important. « Je travaille sur des communes qui construisent de moins en moins d’espaces verts privés. Les terrains sont de plus en plus petits, et les jardins sont la dernière priorité dans l’ordre de construction. Donc la création tend à disparaître. » Les contraintes environnementales, de même que les changements des législations et des mentalités, ont également demandé une adaptation du métier. Là où les clients particuliers désiraient des plantes méditerranéennes, ils préfèrent aujourd’hui de petits potagers, des arbres fruitiers et une végétation locale. De même, la tonte intensive et le désherbage chimique des allées ne sont plus à l’ordre du jour. « Nous évoluons vers une pratique raisonnée. Nous laissons fleurir les pissenlits, voire les coquelicots. C’est difficile à faire rentrer dans les mœurs chez certains, mais l’évolution est là », ponctue Laurent Desplat.

Fidélité à sa clientèle

Très loin de vouloir raccrocher ses outils, le créateur de Chrono-Jardin tient à remercier tous les clients qui le suivent depuis des années. « Il est très touchant pour moi d’être appelé régulièrement. Mais il est d’autant plus touchant de recevoir des appels de personnes pour qui j’ai travaillé il y a 5, ou 8 ans. Parfois je suis même des familles sur plusieurs générations. Et bien sûr je veux remercier tous ceux qui ont travaillé pour moi durant toutes ces années. »

Texte et photos : Gabriel Taïeb

Categories :
2019, Photos, Rédaction
Semaine des droits des femmes

Vidéo réalisée pour la ville de Bordeaux dans le cadre de la Semaine des droits des femmes.

Categories :
2019, Vidéo
Bordeaux Mag – Association La Cloche

Vidéo réalisée pour Bordeaux Mag, sur l’association La Cloche de Bordeaux.

Categories :
2019, Vidéo
Toast – Jean Guyon, l’enfance de l’art

Article paru dans Toast, magazine de ventealapropriete.com et la Cave Air France.

 

Jean Guyon, l’enfance de l’art

Personnage iconoclaste, Jean Guyon possède 190 hectares de vignes dans le nord du Médoc, dont le château Haut Condissas. Cet architecte d’intérieur réalise ainsi un rêve, celui de faire du vin, sans rien renier de son caractère d’artiste…

Texte Jean Berthelot de La Glétais  Photographies Magali Maricot


« Je fais aujourd’hui le vin dont je rêvais dans ma jeunesse. »

Il reste un peu d’enfance dans l’œil de Jean Guyon, de ce feu follet qui déserte les gens trop graves pour préférer les malicieux, les audacieux. Dans sa devise, aussi : « je m’amuse sérieusement », comme le pied de nez de l’artiste qu’il est resté, lui qui a choisi des œuvres chamarrées — dont d’impressionnants bonbons — pour égayer les abords de ses châteaux. Il y a un peu d’adolescence, aussi, de cette fin d’adolescence parisienne passée en partie sur les sièges hauts d’un troquet, à économiser quelques sous avec des copains pour pouvoir goûter des grands crus pas trop inaccessibles. « Je crois que je fais aujourd’hui le vin dont je rêvais à cette époque-là », reconnait-il d’ailleurs. Fils d’un couple d’antiquaires peintres et pianistes à leurs heures, Jean Guyon a été formé aux arts appliqués à l’École Boulle, avant de se lancer dans l’architecture d’intérieur et d’y connaître un fulgurant succès. Première entreprise à 25 ans, une galerie d’art sur la prestigieuse avenue George V à Paris à 30, une autre à Riyad à 32 ans, puis des réussites dans la promotion immobilière lui valent une flatteuse réputation. En parallèle, l’amour pour le vin ne l’a jamais quitté. En 1989, il l’amène à franchir le pas : « j’étais capable de dire si un vin me plaisait ou pas, de l’expliquer même, mais je ne savais pas si je serais capable d’en produire ; alors j’ai décidé de relever le défi ».

Quatre hectares voisins par-ci, dix autres par-là, le domaine s’agradit petit à petit.

Avec deux amis, Jean Guyon s’offre le Château Rollan de By, deux hectares dans le nord du Médoc. Un an plus tard, il rachète leurs parts et comprend très vite que sa surface est insuffisante pour se faire connaître et vendre à l’étranger, notamment. Quatre hectares voisins par-ci, dix autres par-là, le domaine s’agrandit petit à petit. Les châteaux Haut Condissas, Tour Seran, La Clare, tombent dans son escarcelle. En 2012, l’architecte d’intérieur rachète à la famille Agnelli – célèbre famille italienne et actionnaire principal de la firme Fiat – les châteaux Greysac, de By et du Monthil. Désormais, l’ensemble des domaines regroupés sous la bannière Rollan de By représentent 190 hectares, soit l’une des plus grandes surfaces du Médoc.

La production atteint aujourd’hui un million trois cent mille bouteilles. « C’est arrivé presque sans que je m’en aperçoive, mais en fonction de la demande », sourit Jean Guyon. « Je n’ai pas acheté pour le principe d’acheter, puis d’acheter encore. J’ai acheté, puis consolidé, et renouvelé l’opération en autofinançant tout, avec l’appui des banques ». Une croissance d’autant plus remarquable qu’elle s’est faite sans passer par la place de Bordeaux, pourtant jugée incontournable par le milieu viticole local.

Un million trois cent mille bouteilles par an sont produites.

Portrait de Jean Guyon, l’enfance de l’art

La maturité pour un plaisir immédiat

Difficile de trouver une particularité commune à des vins certes voisins, mais de domaines différents, certains étant des blancs et d’autres des rouges. S’il devait caractériser tous ses vins, Jean Guyon a cependant sa petite idée : « d’abord, nous ramassons les raisins très mûrs, avec tous les risques que cela comporte. Cela, ainsi que notre encépagement, du Merlot à 65 %, nous permet de proposer des vins qui procurent un plaisir immédiat, qu’ils soient jeunes ou vieux. C’est la signature de la maison. »

Rien ne me fait plus plaisir d’entendre « Je ne connais rien au vin, mais j’adore le vôtre ».

Ce choix, autant qu’une certaine médiatisation, a valu quelques inimitiés que la réussite du Parisien n’a fait qu’exacerber. « Avant de goûter certains grands crus, il faudrait mettre un genou à terre et se signer », moque-t-il gentiment. « Eh bien, pas chez moi ! Moi je veux des vins qui respirent la fête, la joie de vivre. Rien ne me fait plus plaisir que d’entendre quelqu’un dire “je ne connais rien au vin, mais j’adore le vôtre” ». Autre crime de lèse-majesté, lorsque Jean Guyon, qualifie le classement de 1855 de « ruines du Parthénon » dans une interview. Une expression pas vraiment appréciée par le milieu bordelais, là encore, qu’il assume totalement : « contrairement à Saint-Émilion, par exemple, ce classement dans le Médoc est immuable. Il ne pourra donc jamais récompenser un vin dont la qualité s’est améliorée, ou même qui n’existait pas à l’époque. C’est inadmissible et injuste. » En plus d’un siècle et demi, la seule évolution a effectivement concerné Mouton Rotschild, passé en 1973 de deuxième cru classé à premier, aux côtés des Haut-Brion, Latour, Margaux et Lafite-Rotschild.

De l’avis général, Haut Condissas n’a pourtant rien à envier à ces appellations : la dégustation à l’aveugle du prestigieux grand jury européen le sacre régulièrement parmi les cinq meilleurs vins de Bordeaux, quand Robert Parker dit de lui qu’il « concurrence favorablement les crus classés, même s’il est vendu à une fraction de leurs prix. » Iconoclaste, Jean Guyon ? Ses chais tagués, là où tant d’autres domaines les parent de matières et coloris conservateurs, tendent aussi à donner cette impression. Les œuvres d’art contemporain, dont certaines sont ses créations, la renforcent. « C’est quoi, au fond, faire du vin ? On prend une grappe, on la place dans une cuve, ça fermente tout seul, on met ça dans un tonneau, et youp-là, ça fait du bon vin ! Ce n’est pas vrai ? Alors franchement, est-ce bien la peine de faire toute une histoire autour de cette affaire-là ! » L’éclat de rire qui suit a, lui aussi, quelque chose de l’enfance…

Un grand vin qui voyage

Avec Air France, l’histoire d’amour dure depuis 15 ans, depuis que Paolo Basso, sacré meilleur sommelier du monde en 2013, sélectionne Haut Condissas parmi les vins à proposer en première classe. Servi depuis en business, le « joyau » du domaine Rollan de By fournit chaque année 55 000 bouteilles à la compagnie aérienne. « Cela représente environ 300 000 personnes qui le goûtent, et qui lisent les appréciations du sommelier, lequel parle de notre vin comme de l’égal des grands crus classés », se réjouit Jean Guyon.

Categories :
2019, Rédaction
Instants – Vevey, la fête d’une génération

Article paru dans le magazine Instants, de Relais & Châteaux.

 

« On en vit combien  ? Trois  ? Quatre, pour les plus chanceux  ? Alors vous imaginez à quel point on l’attend impatiemment  ? »  À l’évocation de la Fête des Vignerons, l’émotion de Stéphane Décotterd est palpable, et d’autant plus à quelques jours du début de l’édition 2019, le 18 juillet. Le responsable du restaurant Le pont de Brent, à Vevey, n’exagère en rien le caractère historique de la manifestation qui vaut à la ville d’être désignée comme l’une des destinations incontournables par le prestigieux National Geographic. Car elle n’a lieu cinq fois par siècle, au maximum, et ce depuis sa création en 1797. Avec des intervalles pouvant varier de 14 à 28 ans ; la dernière s’est ainsi tenue en 1999.

Pour cette douzième édition, pas moins de 20 000 spectateurs sont attendus chaque jour au fil de 20 spectacles majeurs, « avec 5500 acteurs et figurants, dont 900 chanteurs », rappelle Stéphane Décotterd. Lequel est bien placé pour le savoir ; parmi les plus jeunes chanteurs, il y aura sa fille de 12 ans, qui répète depuis des mois pour que tout soit parfait le jour J. Théâtre, danse, musique, la plupart des arts scéniques seront représentés sous la houlette de Daniele Finzi Pasca. Le metteur en scène suisse est un habitué des œuvres pharaoniques : c’est à lui que l’on doit les cérémonies de clôture des Jeux olympiques de 2006 et 2014, respectivement à Turin et Sotchi.

© fetedesvignerons
© fetedesvignerons
Le chef Stéphane Décotterd du restaurant Le Pont de Brent
Le Pont de Brent

Une « frénésie » annoncée

Tout comme le restaurant du Pont de Brent, le Grand Hôtel du Lac est partenaire de l’évènement. « Vingt ans d’attente, vous imaginez à quel point on espère que cette fête sera belle  ? » sourit Luc Califano, directeur du Grand Hôtel. L’un proposera notamment des navettes spéciales pour les festivaliers, l’autre un service en continu l’après-midi. « C’est un partenariat d’évidence, la question ne se pose même pas. Tous les acteurs du territoire sont partie prenante de la Fête. C’est une part énorme de la culture locale, tous ceux qui sont assez âgés pour avoir vécu l’une des éditions précédentes s’en souviennent avec beaucoup d’émotion et en retiennent de nombreuses anecdotes. » « C’est un coup de projecteur incroyable pour Vevey, car la rareté et l’engouement populaire font que l’on vient de loin pour assister à un tel événement », reprend Stéphane Décotterd. « On nous parle souvent d’une Société individualiste, incapable de se mobiliser autour de belles valeurs ; là c’est le contraire, on fédère des milliers de personnes de toutes générations autour d’un projet festif », s’enthousiasme-t-il.
L’occasion est belle, en effet, de découvrir « le centre du monde  ! Une ville au carrefour de l’Europe, à une heure de Berne, de Gstaad et de la frontière italienne, au panorama grandiose » pour Luc Califano, et « un lieu où la montagne rencontre un lac qui est presque une petite mer, au patrimoine distingué par l’UNESCO », rappelle Stéphane Décotterd. Une petite cité de 20 000 habitants, prisée de Charlie Chaplin, notamment, et qui chaque soir durant la Fête des vignerons voit doubler sa population, prête à vivre avec « frénésie » (dixit Stéphane Décotterd), un événement qu’elle attend depuis 20 ans. Et dont elle devrait se souvenir avec émoi durant deux décennies au moins…

Le Grand Hôtel du Lac
Texte Jean Berthelot de la Glétais
Categories :
2019, Rédaction
Instants – Hortensias, la dame du lac

Article paru dans le magazine Instants, de Relais & Châteaux.

 

C’est une dame blanche coquette qui pose en retrait, paisible, comme à l’abri du vent et du fracas du monde. Devant elle, le lac marin, une petite plage, les pins. Le décor est immuable, ou presque, il pourrait évoquer les Hamptons, par exemple, ces lieux où l’on prend le temps de respirer, de s’épanouir, d’admirer une nature qui n’est jamais tout à fait la même. Ce sont les Hamptons, justement, cette péninsule au nord-est de New York, lieu de villégiature favori de l’establishment de la côte Est, qui sont aussi rappelés à l’intérieur des chambres, avec ce bois blanc, ces terrasses et balcons permettant de profiter au mieux de la vue sur le lac. Mais c’est bien au cœur des Landes que les Hortensias se sont posés il y a presque un siècle. Le style architectural de la demeure, du reste, ne laisse que peu de place au doute : du basco-landais dans toute sa splendeur, celui-là même qui a fait la réputation d’Hossegor.

Sérénité éternelle

L’hôtel est d’ailleurs indissociable de l’histoire de la station balnéaire : apparu dans les années 30, il a accompagné son développement et notamment l’essor de son sport emblématique, le surf. Le hobby préféré des rois hawaiiens garde une bonne place à l’intérieur des murs, par touches discrètes et raffinées mais bien présentes ; c’est même la ligne directrice qui a guidé l’esprit de la rénovation. Celle-ci a duré huit mois, avant la réouverture de l’hôtel au tout début de l’été. Une renaissance, presque, qui porte le sceau de Frédéric Biousse et Guillaume Foucher, propriétaires de la collection Les Domaines de Fontenille*. Ils ont ainsi repris les Hortensias, désireux de leur redonner leur grandeur passée, et placé leur confiance en leur gérant, Arnaud Séhébiade. À la fois chic et décontracté, le surf lodge de luxe fait la part belle à l’Art Déco, son style emblématique auquel s’intègrent avec délicatesse une piscine chauffée, comme posée en apesanteur au-dessus du lac, et un spa de 450 m 2. On peut donc s’y délasser après, pourquoi pas, une escapade sportive : surf, bien sûr, mais aussi paddle, planche à voile, promenades, course à pied, les Hortensias sont le paradis de ceux qui aiment se dépenser à leur rythme.

Simplicité et fraîcheur

Un restaurant de 50 couverts complète la carte postale : dirigé par le chef Philippe Moreno, formé auprès de Gérald Passedat, trois étoiles au Michelin, il invite les produits locaux, ceux issus de la pêche notamment, dans les assiettes. Entièrement vitré pour la partie intérieure, il offre une vue splendide sur le lac et une terrasse permettant de profiter du soleil. En parfaite cohérence avec la philosophie des lieux ; simplicité, fraîcheur, authenticité. Car l’essentiel est dans ces eaux aux pieds de la dame blanche, dans les pins, dans l’océan si proche, dans cette nature qui affleure et que l’hôtel met si bien en valeur. On y vient pour profiter de soi, des siens, pour être dans son époque et bercé par l’atmosphère d’une maison immuablement alanguie, au bord d’un lac. Sereine.

 

*Les Domaines de Fontenille regroupent quatre hôtels à Marseille, dans le Lubéron, à Minorque et donc à Hossegor, tous emblématiques de leur environnement et membres des Relais & Châteaux.

Texte Jean Berthelot de la Glétais

Photos: © Magali Maricot

Categories :
2019, Photos, Rédaction
Soirée de clôture du BOCAL

Le 14 octobre, le BOCAL (Bureaux Occupés Cours Alsace Lorraine) fermait ses portes. Lors de cette soirée de clôture, Aquitanis, Nexity, Plateau Urbain et les anciens occupants des lieux étaient présents pour revenir sur cette expérience temporaire. Pour animer le débat « À quels besoins l’occupation temporaire de lieux vacants répond-elle sur le territoire de la métropole ? Comment prolonger cette expérience dans de nouveaux lieux ? », les organisateurs de l’événement ont fait appel à notre agence.

Categories :
2019, Animation
La ruée vers les Régions
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 23 juin 2019

 

Pour soutenir leur économie, les collectivités multiplient les mesures en faveur des entreprises. Et mettent la priorité sur certains secteurs

 

Le dynamisme économique doit-il être l’alpha et l’oméga d’une collectivité territoriale ? La question aurait presque pu être posée aux épreuves de philosophie du bac ES, mais elle l’est en tout cas de manière récurrente aux Régions françaises. Et leur réponse pourrait être résumée en deux mots : « Non, mais… » Mais sans développement économique constant et fort, difficile d’imaginer un territoire où il fait bon vivre, et mieux vaut donc tout faire pour attirer des « premiers de cordée » – c’est en tout cas ce qui paraît faire consensus au sein des exécutifs. Se crée donc une concurrence entre les Régions, chacune ayant déterminé un certain nombre de priorités en fonction du tissu économique déjà existant, de ses particularités, de sa démographie, d’une foule de critères dont font aussi partie ses convictions.

 

Des millions d’euros d’investissement
Les soutiens, de façon générale, se traduisent le plus souvent par des aides logistiques, des mises en réseau, mais aussi par des appuis financiers, parfois en remplacement d’autres dispositifs publics. « Après avoir compensé en 2018 le désengagement de l’État sur l’aideau maintien, nous allons réaliser à nouveau un effort exceptionnel qui pourra s’élever à 18 millions d’euros jusqu’en 2020 afin de pérenniser les aides au maintien et à la conversion en agriculture bio », indique Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et vice-présidente de l’Association des Régions de France. Dans son cas, cet investissement massif paraît être payant (lire page suivante) et permet de redynamiser des territoires économiquement mal en point. « C’est là le coeur du sujet, explique Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine. Le dynamisme économique ne doit pas servir seulement aux métropoles, déjà attractives par nature, maisdoit être un instrument aux services des territoires. Et dans notre cas, le numérique, qui est l’une de nos priorités, doit nous aider à permettre aux entreprises de se développer où qu’elles soient », dans la plus vaste Région de France métropolitaine, où l’exode rural a gravement impacté certaines zones.

 

Les territoires ruraux ne sont pas pas oubliés
« Le dynamisme de la filière bio est une réussite pour toute notre Région, avec à la clé la création de valeur ajoutée et d’emplois locaux qui participent au développement économique et à l’attractivité de nos territoires, en particulier dans nos zones rurales », confirme Carole Delga. Donc continuer de tout mettre en oeuvre pour attirer, faire éclore ou conserver des acteurs de la filière. « Sans négliger en rien les projets de vie des salariés, ajoute Alain Rousset. Au contraire, il y a aujourd’hui une quête qui les amène à vouloir donner du sens à ce qu’ils font, à la vie qu’ils mènent, ce qui plaide d’ailleurs notamment en faveur des territoires ruraux, où l’immobilier est moins sous tension, les routes moins engorgées, etc. »
Cette course au dynamisme économique ne peut-elle pas induire une forme de concurrence entre les différentes Régions de France ? Il est des économistes qui en doutent, dont l’universitaire Olivier Bouba-Olga. Dans son dernier ouvrage, Pour un nouveau récit territorial, le doyen de la faculté de sciences économiques de l’université de Poitiers qualifie de « délétère » « l’idée selon laquelle les territoires sont des entités en concurrence les unes avec les autres, que chacune se sauvera en étant plus “attractive” que sa voisine, au prix de courses aux armements calamiteuses pour que telle entreprise s’implante à Bordeaux plutôt qu’à Nantes ou Lyon ». En attendant, peut-être, une évolution du paradigme, zoom, donc, sur quatre Régions et autant de priorités.

 

JEAN BERTHELOT DE LA GLÉTAIS
Categories :
2019, Rédaction
Région Sud : le tourisme aussi sait innover
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 23 juin 2019

 

Face aux évolutions du secteur, l’ancienne Paca accompagne les entrepreneurs pour transformer l’offre touristique

 

Le tourisme constitue – et de loin – la première ressource économique de la Région Sud. Le secteur représente 7,5 % des emplois du territoire et près de 25 000 établissements, pour 18,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La Région se situe en deuxième position (après l’Île-de-France) pour les nuitées internationales, et les efforts entrepris pour soutenir son attractivité servent autant les voyageurs que les investisseurs et les jeunes entrepreneurs. Néanmoins, le marché a évolué ces dernières années et exige une adaptation des offres. Le succès des plateformes numériques telles qu’Airbnb et la diversification des profils touristiques poussent les professionnels du secteur à faire preuve de créativité. Renaud Muselier, actuel président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et anciennement président du comité régional du tourisme, déclarait vouloir faire de ce secteur une priorité de son mandat, en s’appuyant sur trois axes majeurs : l’amélioration de l’accueil, la formation des professionnels et la qualité de l’offre d’hébergement grâce aux nouvelles technologies.

 

Accompagner les porteurs de projet
Depuis, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour accueillir les jeunes entreprises. Tout d’abord, la création du Fonds d’investissement pour les entreprises de la Région (Fier), qui dispose de 300 millions d’euros pour aider près de 15 000 structures. La Région a également lancé un nouveau « Portail entreprises » numérique permettant d’obtenir des financements, d’être mis en relation avec des accompagnateurs, mais aussi d’accéder à l’ensemble des appels d’offres publics du territoire.
Plus spécifiquement, les formations accessibles continues innovantes locales (Facil) permettent aux professionnels des secteurs du tourisme d’obtenir des informations sur le territoire et d’évoluer vers une meilleure connaissance du marché local. Chaque année, la CCI Paca lance également son appel à projets Tourisme Innov, qui récompense et accompagne les entrepreneurs du secteur. « L’innovation permet de rester attractif, commente Alexandre Prod’homme, directeur général et cofondateur de la start-up Left for Work, lauréate 2018 du concours Tourisme Innov. Notre rôle est de redonner envie de voyager sur notre territoire, à l’aide d’outils modernes. » La petite entreprise, qui propose des solutions d’hébergement aux voyageurs d’affaires des PME, bénéficie du soutien des acteurs locaux. « Après avoir gagné ce prix, enchaîne Alexandre Prod’homme, nous avons fait la rencontre d’une multitude d’acteurs prêts à nous aider, comme Provence Tourisme, la Région Sud, ou encore des écoles de tourisme. Au-delà d’un premier soutien financier, nous sommes toujours en contact avec la CCI, qui peutnous aiguiller sur toutes les questions d’ordre juridique, nous donner des chiffres, et même assister dans la création d’un business model. » Le seul regret du jeune chef d’entreprise est le délai, encore trop long pour certaines démarches : « Il y a aujourd’hui un écart entre les besoins de réactivité et la réponse des institutions. Nous bénéficions d’une aide immédiate sur le terrain, mais les processus prennent toujours trop de temps, ce qui peut bloquer beaucoup d’entrepreneurs. »

 

GABRIEL TAÏEB
Categories :
2019, Rédaction
Aquitanis – Podcast Hangar 14

Podcast réalisé pour Aquitanis, juin 2019.

Categories :
2019, Podcast
L’immobilier d’entreprise fait bouger les murs

Article paru dans le Journal du Dimanche, le 24 mars 2019

Évolution Les investisseurs qui s’intéressent à l’immobilier professionnel ou commercial doivent prendre en compte des paramètres bien particuliers.
Et une incertitude grandissante

 

Comme pour les particuliers, les taux de crédit immobilier permettant d’acheter des biens à usage professionnel ont beaucoup baissé et ne semblent pas devoir remonter à court terme. Mais lorsqu’on investit sur ce créneau, il faut être doublement vigilant, si l’on en croit Antoine Mesnard, associé dans six agences immobilières et fondateur de Recrutimmo.« On voit apparaître beaucoup d’investisseurs nouveaux dans des locaux professionnels ou commerciaux, et notamment des particuliers,indique-t‑il.Certes, les taux bas peuvent donner le sentiment que c’est le bon moment pour le faire, mais il faut aussi garder à l’esprit que c’est un investissement qui peut vite s’avérer catastrophique. Car il est lié à des aléas que l’on ne maîtrise pas, telle l’évolution de l’activité économique, par exemple. Même dans Paris intra-muros, il y a un grand turnover car les loyers fluctuent considérablement, davantage que sur le marché des particuliers. Par ailleurs, les contraintes réglementaires sont aussi très importantes, et font que l’on peut rapidement être amené à planifier des travaux très coûteux pour se mettre aux normes. »

 

« C’est un investissement qui peut vite s’avérer catastrophique »
Antoine Mesnard, fondateur de Recrutimmo

 

Une autre donnée rend l’investissement dans des locaux professionnels encore plus aléatoire: l’évolution des modes de travail, marqués par une volatilité accrue.« Le développement du coworking, par exemple, change complètement la donne, et les dirigeants d’entreprise ont parfois du mal à l’intégrer,précise Antoine Mesnard.Pas dans le milieu du digital, bien sûr, mais dans des secteurs plus traditionnels, c’est très compliqué. Y compris dans un domaine que je connais bien, l’immobilier, où l’on voit des agences qui se disent disruptives mais qui restent conservatrices, face à une clientèle il est vrai elle-même conservatrice. »Ils seront pourtant bien contraints d’évoluer, car une chose est sûre: les espaces de travail de demain ne ressembleront pas à ceux d’hier. Ce qui rend d’autant plus hasardeux l’investissement dans des locaux professionnels ou commerciaux…

JEAN BERTHELOT DE LA GLÉTAIS
Categories :
2019, Rédaction
JDD Thema : Women’s forum

Dossier paru le 11 novembre 2018 dans le Journal du Dimanche.

Categories :
2018, Rédaction
JDD Thema : Économie sociale et solidaire

Dossier paru le 4 novembre 2018 dans le Journal du Dimanche.

Categories :
2018, Rédaction
Paris voit l’avenir en vert
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 7 octobre 2018
Sur la place de la Concorde, les conducteurs pourront se familiariser avec ces véhicules verts et promouvoir la transition écologique.

 

En plein cœur de la capitale, les visiteurs du Mondial pourront découvrir un lieu inédit et unique : le Mondial de l’auto Test Drive. Centre d’essais consacré aux nouvelles voitures écologiques, le Test Drive veut convaincre le marché que les véhicules verts sont une solution pour un centre-ville dépollué avec son slogan « #ParisEnModeGreen ». Une opération de communication qui entre en accord avec la volonté de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de réduire la circulation des voitures polluantes dans la commune. Pour monter la structure, la place de la Concorde était un emplacement de choix. Accueillant le siège de l’Automobile Club de France, le lieu est aussi connu pour être un important point de trafic. Des constructeurs tels que Volkswagen, Seat, Toyota, Citroën, Mitsubishi et Renault répondent présents pour montrer au public les avantages des voitures écologiques en conditions réelles, dans un lieu centré sur la modernité.

 

Vitrine idéale

 

Des véhicules hybrides, électriques, à hydrogène et au gaz naturel (GNV) sont exposés et disponibles à l’essai. Pour conduire la voiture de votre choix dans les rues de Paris et vous renseigner sur les différents modèles proposés, il vous suffit de vous rendre à l’espace d’accueil pour la gestion des essais du centre. Ouvert gratuitement et à tous de 10 heures à 18 heures pendant toute la durée du Mondial de l’auto, donc jusqu’au 14 octobre, le stand éphémère héberge aussi une boutique de produits dérivés, ainsi que la billetterie du Mondial. Mis à l’honneur par l’ensemble des constructeurs pendant l’événement, les véhicules verts ont là une vitrine idéale pour se montrer…

 

 

Gabriel Taïeb
Categories :
2018, Rédaction
Véhicules écologiques : à chaque usage sa voiture
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 7 octobre 2018

Que vous soyez conducteur quotidien ou plus ponctuel, il est toujours possible de réduire votre empreinte en optant pour un véhicule « propre ».

Bien que la notion de « véhicule vert » puisse parfois prêter à confusion, il est considéré que cette catégorie regroupe l’ensemble des solutions automobiles visant à réduire la production de gaz à effet de serre. Les véhicules bénéficiant d’un taux d’émission de CO2 inférieur à 21 g/ km peuvent notamment prétendre au bonus écologique, qui s’élève à 6.000 euros (plafonné à 27 % du prix d’achat). Pour choisir la solution qui vous convient, il faut prendre en compte la consommation du véhicule, ses avantages écologiques, son autonomie, ainsi que votre budget.

 

>> Vous êtes un grand conducteur
Chaque jour, vous réalisez plusieurs trajets de plus de 50 kilomètres. La réduction des émissions de CO2 vous concerne donc directement. Les modèles hybrides rechargeables restent le meilleur compromis pour vous. En combinant la fiabilité d’un moteur technique à l’option électrique, qui peut disposer d’une autonomie de 20 à 60 kilomètres, vous faites le choix de la polyvalence. Comptez au minimum 35.000 euros d’achat pour un véhicule neuf de qualité.

 

>> Vous effectuez de petits trajets au quotidien
Si vous habitez en ville et que votre véhicule ne sert qu’à vous rendre sur votre lieu de travail, ou à effectuer des trajets de moins de 30 kilomètres, le 100 % électrique s’offre à vous. Popularisée sur le marché français par le Renault Zoe et la Nissan Leaf, la voiture électrique peut désormais dépasser les 300 kilomètres d’autonomie dans ses derniers modèles. Le tout sans émission de CO2, bien entendu. Une solution disponible à partir de 22.000 euros pour un modèle neuf, sans compter le bonus écologique.

 

>> Pour la conduite plus occasionnelle
Vous roulez peu avec votre voiture, mais ne souhaitez pas abandonner le confort d’un véhicule personnel pour l’autopartage ou les transports en commun toute l’année. Plusieurs options s’offrent encore à vous.
Vous conduisez rarement, sur de longues distances. Les modèles à hybridation légère peuvent vous convenir. Permettant de limiter légèrement la consommation pour un budget relativement modeste (notamment chez Suzuki), ils restent une bonne solution pour les familles qui souhaitent prendre la voiture quelques fois dans l’année, pour partir en vacances par exemple.
Vous conduisez rarement, sur des petites distances. Moins onéreux que les hybrides et les électriques, des modèles exclusivement à essence ont fait le choix de s’équiper de moteurs thermiques de petite cylindrée, afin de réduire leurs émissions. Ces véhicules ne peuvent pas prétendre au bonus écologique, et nécessiteront probablement l’installation de filtre, mais restent une solution moins polluante.

 

Gabriel Taïeb
Categories :
2018, Rédaction
Mondial de l’auto : Les stars enflamment le tapis rouge
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 7 octobre 2018

 

Vitrine inégalable pour les constructeurs, le Mondial de l’auto accueille quelques-uns des modèles les plus attendus du marché.

 

Avec la volonté affichée de concurrencer Tesla, Audi présente son très attendu modèle e-tron. SUV 100 % électrique, le véhicule embarque avec lui des innovations telles que des rétroviseurs virtuels (en option) et une batterie haute performance pour une autonomie annoncée à 400 kilomètres et une recharge rapide. Déjà disponible à la réservation, l’Audi e-tron sera officiellement commercialisée à la fin de l’année.
La Peugeot 508 2 prouve aussi qu’une grande berline peut s’affirmer dans un marché dominé par les SUV. À l’aide d’un design inspiré des modèles rétro de la marque et d’une technologie centrée sur l’ergonomie avec le système i-Cockpit, la nouvelle 508 séduira les conducteurs les plus nostalgiques comme les plus modernes.
Difficile d’évoquer les nouveautés sans parler de la Tesla Model 3, un modèle attendu depuis plus de deux ans sur le marché européen. Berline haut de gamme 100 % électrique de la fameuse marque américaine, la Model 3 dispose d’une autonomie de 400 à 500 kilomètres. Le prix du véhicule varie entre 35.000 et 45.000 euros. Certains utilisateurs sont cependant sceptiques quant à la capacité du constructeur à répondre à la demande.
Mais la mode n’est pas qu’aux voitures citadines. Suzuki présente la nouvelle version de la Jimny : un 4×4 aux dimensions mini, à l’intérieur complètement modulable. Légèreté, robustesse et simplicité sont les maîtres mots de ce nouveau modèle. Le gabarit réduit de la Jimny devrait lui permettre de convaincre plus de conducteurs citadins jusque-là réticents à se tourner vers le 4×4.
BMW frappe fort en dévoilant la quatrième version de son célèbre SUV X5. Gardant les nombreux avantages de ses prédécesseurs, le véhicule a un argument de choc pour se renouveler : il est désormais tout-terrain. Embarquant encore plus d’espace, le nouveau X5 est fait pour les gros conducteurs, qui ont besoin de place et d’une voiture qui peut s’adapter à toutes les routes.
SUV pouvant passer du 100 % électrique à une motorisation thermique, et de fabrication française, la DS3 Crossback a tout pour faire trembler ses concurrents. À l’intérieur de l’habitacle, la voiture embarque des outils de navigation entièrement numériques et des matériaux de grande qualité pour une finition premium. Aucun prix n’est annoncé pour le moment, mais la future DS3 devrait coûter aux alentours de 25.000 euros pour son modèle de base.

 

Le SUV de 7 places le plus rapide au monde

 

Le CR-V de Honda est déjà bien connu du grand public. C’est pourquoi la marque a souhaité transformer son modèle pour sa cinquième génération. Au revoir le diesel, et bonjour à une nouvelle version hybride d’ici à 2019 ainsi qu’à l’option 7 places. Reste à savoir si ces nouveaux paramètres pourront permettre au CR-V de rester le SUV le plus vendu au monde.
Avec deux fauteuils supplémentaires, un coffre de 825 litres au minimum et un espace élargi pour les jambes, la nouvelle génération de GLE de Mercedes souhaite toucher une clientèle plus familiale. Misant sur l’espace et le confort, la marque intègre aussi à son véhicule un train de roulement hydropneumatique actif pour un confort de route total.
Déjà reconnu pour être le SUV 7 places le plus rapide du monde après son passage sur le circuit du Nürburgring, le Kodiaq RS de Skoda est résolument une sportive. Équipé d’un moteur diesel de 240 ch associé à un double embrayage DSG7 et à une transmission intégrale, l’engin est capable de passer de 0 à 100 km/h en sept secondes. Pour se le procurer, il faudra néanmoins payer cher. Car même si le prix exact du Kodiaq RS n’est pas encore connu, il est estimé à plus de 45.000 euros.

 

Gabriel Taïeb
Categories :
2018, Rédaction
Interview : Jean-François Belorgey. Fiscalité automobile, un facteur clé ?
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 7 octobre 2018
En encourageant l’achat de voitures électriques mais en cessant de subventionner l’hybride, en alignant les prix du diesel sur ceux de l’essence, l’État a fait des choix forts en matière de fiscalité automobile, analyse Jean-François Belorgey

Quelle influence la fiscalité a-t-elle sur les achats de véhicule ?
Pour les particuliers, elle compte évidemment, mais ce n’est pas le seul facteur d’un achat qui reste en partie un peu irrationnel. Pour les entreprises, en revanche, la fiscalité a une grande influence car celles-ci raisonnent en termes de coût au kilomètre. Elles intègrent donc tous les paramètres, dont la consommation et le prix du carburant, les taxes, etc. Et cela détermine leurs choix de voitures de fonction ou de flotte.
Cela veut-il dire que le marché reflète forcément la fiscalité ?
Pas toujours. La fiscalité est certes l’un des éléments qui expliquent que la France soit un marché de « petites » voitures, par exemple, ce qui est très net lorsqu’on le compare aux autres pays européens. Mais, à l’inverse, on voit que c’est l’hybride qui progresse parmi les motorisations alternatives, en dépit d’aides en baisse et alors que l’électrique a du mal à progresser. Sur l’hybride, c’est plutôt une bonne opération pour l’État, qui voit ce marché progresser sans avoir à faire de trop nombreux cadeaux fiscaux.
Pourtant, certaines hybrides continuent de bénéficier d’exonérations…
Oui, et cela pose la question des hybrides rechargeables, parce que leurs utilisateurs ne les rechargent pas du tout autant que ce que l’on pourrait penser ! De plus, cela fait des voitures plus lourdes, qui finalement consomment davantage. L’hybride classique, celle qui gère la bascule entre les moteurs électrique et thermique, a au moins l’avantage de permettre de vraies économies de carburant. Mais il y a un autre problème sérieux sur la question des émissions : l’alignement des prix du diesel sur ceux de l’essence.
Pour quelle raison ?
Parce qu’avec un diesel, on émet 20 % de CO2 en moins qu’avec une essence. Ce n’est pas un hasard si, pour la première fois depuis vingt-trois ans, les émissions de CO2 par des voitures neuves sont reparties à la hausse en France, même si la part croissante des SUV dans le marché joue aussi un rôle ! Je pense que l’on devrait surtout encourager davantage les motorisations alternatives au lieu de décourager d’acheter des diesel, puisque aujourd’hui on assiste essentiellement à une bascule entre diesel et essence. Le problème est que l’on est dans le registre de l’émotion dès lors que l’on parle de l’écologie, et cela empêche de prendre des décisions pertinentes et sereines pour aller vers une transition réfléchie.

 

Jean Berthelot de la Glétais
Categories :
2018, Rédaction
Un mouvement de fond(s)
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 30 septembre 2018
S’il existe nombre de spécialistes de la finance responsable, les « généralistes » et acteurs historiques, notamment banques et assurances, renforcent également leurs offres dans ce secteur.

 

Si la finance responsable a connu un fort développement au cours des dernières années, elle reste encore assez méconnue des Français. Ainsi, dans un sondage Ifop paru il y a quelques jours, il apparaît que seuls 8 % d’entre eux connaissent, par exemple, l’investissement socialement responsable, quand 68 % n’en ont jamais entendu parler. « Nous formons nos étudiants pour que, une fois devenus les interlocuteurs habituels des épargnants, notamment leurs conseillers bancaires, ils soient formés et en capacité de proposer des produits de finance responsable », explique Sandy Campart, directeur de l’Institut universitaire professionnalisé (IUP) banque-finance-assurance à l’Institut d’administration des entreprises de Caen. « Il y a une difficulté qu’ils peuvent rencontrer au moment de les proposer : c’est parfois délicat de parler d’écologie, de pratiques sociales louables, alors qu’on est censé incarner une forme de neutralité. C’est un terrain glissant ».
Malgré ces risques, les sociétés de gestion, assurances, banques, acteurs traditionnels du secteur sont de plus en plus nombreux à commercialiser des produits de finance responsable. « Dès 2002, nous nous sommes engagés à prendre des mesures concrètes contre le changement climatique pour protéger la valeur des investissements de nos clients sur le long terme. Aujourd’hui, nous mesurons l’empreinte carbone de près de 200 fonds actions. Nous sommes convaincus de la nécessité de réorienter l’économie vers un modèle dont l’objectif est de limiter le réchauffement planétaire à + 2 °C, explique-t-on chez BNP Paribas, où une gamme complète de fonds labelisés ISR est proposée. En influençant la gouvernance et le comportement des acteurs, l’ISR favorise une économie responsable ».

 

« Tous les acteurs historiques ont intérêt à se tourner vers la finance responsable »
Sandy Campart

 

« Tous les acteurs historiques ont intérêt à se tourner vers la finance responsable et vont certainement le faire, estime Sandy Campart. D’abord parce qu’il y a une vraie demande, ensuite parce que, contrairement à une idée reçue, les rendements sont aussi bons voire meilleurs que ceux de produits “traditionnels”, et enfin parce qu’en investissant dans la finance responsable on prend sans doute moins de risques à long terme. Et puis les générations que nous formons sont plus soucieuses du sens de leur travail, et s’intéressent beaucoup à ce type de produits, pas seulement par conviction. Leur métier sera l’un des plus impactés par l’intelligence artificielle. Savoir proposer des produits différenciants, adaptés aux aspirations de leurs clients, sera l’une des clés de leur réussite professionnelle ».

 

Comment s’investir ?

 

La finance responsable est un terme assez vaste, au sujet duquel on s’accorde généralement pour dire qu’il recouvre des pratiques visant une rentabilité en même temps qu’un impact environnemental, social ou sociétal, et même les trois à la fois si possible. pour y parvenir, institutionnels, particuliers, professionnels peuvent s’appuyer sur trois leviers.

 

L’investissement socialement responsable (ISR)
L’investisseur place son argent dans des fonds gérés par des spécialistes, lesquels sélectionnent les entreprises qu’ils soutiennent en fonction de leur impact social et environnemental. Fin septembre 2018, 157 fonds étaient labellisés ISR par le ministère des Finances.
La finance solidaire
Les épargnants soutiennent directement des entreprises et des associations à forte utilité sociale et environnementale. pour ce faire, ils souscrivent des produits d’épargne solidaire de trois manières : via leur banque ou leur mutuelle d’assurance, via leur entreprise dans le cadre de leur PEE ou leur Perco, ou enfin via l’entrée au capital d’une entreprise solidaire.
Le financement participatif
Le financement participatif, également appelé crowdfunding, consiste à collecter des fonds par l’intermédiaire d’une plateforme internet. Les contributeurs peuvent choisir de financer des projets bien précis, dont ils considèrent qu’ils correspondent à leurs valeurs. Il existe trois formes de financement participatif : le don, qui peut inclure des récompenses ; le prêt, avec ou sans intérêt; et enfin l’investissement en capital, en obligations ou royalties.

 

Jean Berthelot de La Glétais
Categories :
2018, Rédaction
Interview : Fanny Picard, fondatrice d’Alter Equity
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 30 septembre 2018

Fondatrice d’Alter Equity, fonds d’investissement dans des PME engagées en faveur du progrès social, Fanny Picard assure que la finance responsable peut assurer un rendement aussi élevé que les produits « classiques ».

 

Tout d’abord, comment définiriez-vous la finance responsable ?
C’est une finance qui intègre dans ses choix les conséquences de ses actions vis-à-vis de la société. La finance responsable, a minima, évite que ses décisions aient des impacts négatifs sur les personnes et l’environnement. De façon plus volontariste, elle soutient des entreprises ou des actifs utiles, notamment vis-à-vis des personnes ou de l’environnement. Par exemple, à l’époque où j’ai fondé Alter Equity, le marché comprenait des fonds investissant dans l’économie sociale et solidaire, et des fonds dits « cleantech », spécialisés dans des solutions environnementales. Mais aucun ne conciliait les deux : le social et l’environnemental. Nous avons proposé le premier fonds, en France, cherchant à répondre aux grands enjeux à impact sur les personnes et l’environnement.

 

investir dans la finance responsable, est-ce seulement une question de convictions ou les rendements sont-ils aussi attractifs ?
Nous cherchons un rendement net d’au moins 10 % et estimons à ce stade que le retour financier de notre premier fonds sera supérieur à cet objectif. C’est un rendement qui rémunère le risque pris par nos souscripteurs, qui n’est pas négligeable puisque nous investissons dans des petites entreprises, non cotées en Bourse. Cela étant, nos investisseurs ont été motivés essentiellement par le souhait d’être utiles par leur investissement et de nous aider à démontrer que l’on peut être à la fois rentables et responsables. Non seulement des fonds de ce type sont rentables, mais je dirais même qu’il faut qu’ils le soient. Il faut que les marchés financiers s’y attachent. Si le climat se dérègle comme on peut le prévoir aujourd’hui, les conséquences seront catastrophiques pour les acteurs financiers ; ils ont donc intérêt à modifier leurs comportements vers plus de responsabilités.

 

Pensez-vous que ces fonds vont connaître un fort développement dans les années à venir, ou resteront-ils dans une relative confidentialité ?
Le regard sur ce type de produit évolue très rapidement. Les investisseurs institutionnels comme privés recherchent davantage de solutions d’épargne donnant de bons résultats sur les plans sociétaux et environnementaux tout en demeurant performants financièrement. Ils veulent du concret. À titre d’exemple, en 2017, notre portefeuille a permis d’éviter que soient émises 330.000 tonnes de CO2, l’équivalent du rejet annuel d’une ville de la taille de Cannes, soit 71.000 habitants. Il est aujourd’hui parfaitement possible de répondre aux aspirations des Français en matière d’épargne responsable.

 

Jean Berthelot de la Glétais
Categories :
2018, Rédaction
Investissement : Finance responsable, envol annoncé ?
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 30 septembre 2018

 

Alors que la semaine de la finance responsable se tient jusqu’au 4 octobre, le secteur sort de sa confidentialité et intéresse de plus en plus d’épargnants

 

Finance un côté, « responsable » de l’autre. À première vue, on pourrait considérer qu’associer les deux termes serait prendre le risque de l’oxymore. Car la finance n’a pas intrinsèquement vocation à être responsable, précisément, mais bien à placer de l’argent de manière à ce qu’il en rapporte, pour résumer très grossièrement les choses. Et pourtant, la finance responsable – qui ambitionne à la fois d’être rentable et d’avoir un impact environnemental, social ou sociétal – se fait doucement sa place, et a même sa semaine dédiée, dont la neuvième édition se déroule en ce moment et jusqu’au 4 octobre.
« Depuis quelques années, de plus en plus d’investisseurs s’attachent à donner vraiment du sens à leur épargne », observe Théau Accary, conseil en placements financiers au sein du cabinet Fidéliance et expert des investissements socialement responsables (ISR). « La demande est d’abord venue de nos clients institutionnels, notamment des caisses de retraite, écoles, fondations, puis les particuliers ont commencé, à leur tour, à se renseigner. Les plus jeunes, pour qui la question du sens de l’épargne semble être primordiale ».
Le fait que les investisseurs s’inquiètent davantage aujourd’hui de l’impact environnemental et social de leurs placements, confirmé par la plupart des spécialistes, apparaît aussi clairement dans un sondage réalisé fin août par l’institut Ifop, et dévoilé la semaine dernière. Ainsi, il apparaît que 63 % des Français possédant au moins un produit d’épargne accordent de l’importance aux impacts environnementaux et sociaux de leurs placements. Et ce alors que, de 2013 à 2017, le chiffre variait de 48 à 52 %.
 Pour autant, seules 5 % de ces mêmes personnes qui possèdent un produit d’épargne ont investi dans un fonds ISR. « C’est ce qui est un peu compliqué », regrette Théau Accary. « Nous observons le même phénomène : je dirais que 20 % de nos clients se renseignent sur la possibilité d’effectuer un tel investissement, mais ils sont moins nombreux à se lancer réellement. Même si les fonds responsables sont de plus en plus rentables, ils n’ont pas forcément les meilleurs rendements du marché. Il faut donc faire un choix, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre », résume-t-il.

 

Un secteur en plein essor

 

« Ce qui importe surtout, c’est de pouvoir présenter des résultats », assure Joachim Azan, président de Novaxia, qui valorise l’épargne en réhabilitant des ensembles immobiliers et a été la première à proposer un fonds Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS). « Les investisseurs ne veulent pas d’une jolie plaquette verte où on leur dit qu’on fait de la finance responsable. Ils veulent des faits tangibles : combien d’emplois créés grâce à mon épargne ? Quel impact précis sur l’environnement ? Pouvoir quantifier vraiment ses actions, c’est une grande tendance et cela ne va faire que croître, je pense, dans les mois à venir », anticipe-t-il.
Le secteur, en tout cas, semble être en plein essor, prêt à répondre à cette demande, comme en témoigne une étude que publie Birdeo, le cabinet de recrutement spécialisé dans le développement durable, à l’occasion de la Semaine de la finance responsable. Sur les 637 sociétés de gestion financière que le cabinet a interrogées, 154 postes sont dédiés à l’investissement responsable, contre 100 en 2015, soit une croissance de 15 % par an. Confidentielle, la finance responsable ? Pour le moment, elle le demeure. Mais, à l’heure où l’urgence d’agir pour l’environnement et d’aller vers plus de justice sociale apparaît incontestable, elle a sans aucun doute vocation à se développer et à transformer en actes des convictions profondes.

 

Jean Berthelot de La Glétais (avec Gabriel Taïeb)
Categories :
2018, Rédaction
Solidarité : Dix projets remarquables
Article paru dans le Journal du Dimanche, le 30 septembre 2018

 

La finance responsable a permis ou facilité l’apparition de projets de développement qui n’auraient pas vu le jour autrement. Présentation de quelques exemples emblématiques.
Nutri’zaza est une entreprise sociale créée en 2013 à Madagascar par l’ONG Gret. Sa mission principale est de lutter contre la malnutrition infantile sur le territoire malgache. Pour réaliser cet objectif, Nutri’zaza développe la production et la distribution d’une céréale locale, en employant notamment des femmes des quartiers pauvres du pays.
La marque Veja est un parfait exemple de projet complet et responsable. Elle propose des chaussures de qualité, fabriquées avec des matériaux biologiques et durables par des petits producteurs. L’achat n’est possible que sur commande pour éviter la surproduction, et les bureaux de la structure sont même alimentés en énergie renouvelable !
MTC s’adapte directement aux problématiques écologiques du Bénin. L’entreprise lutte contre la déforestation dans le pays en limitant l’utilisation du charbon de bois pour la cuisson. Pour cela, elle a développé une solution innovante en argile permettant de réduire à la fois sa consommation énergétique et les coûts pour les ménages.
Donner aux femmes des zones rurales de Côte d’Ivoire l’opportunité de s’émanciper, d’accéder à l’éducation et de participer activement à l’économie agricole, c’est la mission que se donne l’ONG Dans mes bras. Née en 2002 à Abidjan, l’organisation a été nommée aux Grands Prix de la finance solidaire 2016.
Marque reconnue de l’agroalimentaire, Ethiquable est aussi née de la finance responsable. En faveur d’une traçabilité totale des produits, Ethiquable soutient le commerce équitable et la juste rémunération des agriculteurs dans les pays du Sud.

 

L’exception française

 

Enercoop a vu le jour grâce à l’épargne solidaire et l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence. L’entreprise fournit à ses clients une énergie 100 % d’origine renouvelable en s’appuyant sur des producteurs d’électricité éolienne, solaire, hydraulique et d’origine biogaz.
Vous avez peut-être vu apparaître dans votre centre-ville des stations pour les voitures Cityz. Le service se base sur l’autopartage pour proposer des véhicules en libre-service, destinés à réduire le nombre de voitures individuelles. En plus de ses modèles classiques, la coopérative propose aussi de nombreux véhicules électriques.
Redynamiser une ancienne zone industrielle qui souffre du départ de ses anciens grands employeurs, c’est là l’objectif de la coopérative Pointcarré. Réduisant son expertise à la Seine-Saint-Denis, la petite entreprise propose un espace dédié à la rencontre et à la promotion des talents locaux pour redynamiser le territoire.
Les Petites Cantines défend la solidarité dans les assiettes. Avec le soutien d’un réseau actif de restaurateurs, ces cantines populaires veulent lutter contre l’isolement en proposant des repas de quartier, faits par les habitants. Une façon de tisser du lien qui a remporté les Grands Prix de la finance solidaire 2017.
Créé grâce aux apports financiers de France Active, des Cigales, de La Nef et de Terre de Liens, Îlots paysans met à disposition des apprenants agriculteurs un espace d’expérimentation. La structure souhaite accompagner de façon complète et pédagogique les futurs paysans dans leurs projets.

 

Jean Berthelot de la Glétais (avec Gabriel Taïeb)
Categories :
2018, Rédaction

       NOS CLIENTS | leurs agences

QUI SOMMES-NOUS ?

Les Mots de mai est une agence de communication journalistique. Elle existe depuis juillet 2012 et a changé de statut en 2015, devenant une SARL. Elle a été fondée par Jean Berthelot de La Glétais, journaliste indépendant, et emploie à la mission des spécialistes de la photo, de l’iconographie, des journalistes et des rédacteurs. Nos intervenants les plus réguliers:

Jean Berthelot de La Glétais

Journaliste indépendant depuis 2001, Jean Berthelot de La Glétais a étudié à l’IJBA, l’école de journalisme de Bordeaux, où il est désormais intervenant. Il est pigiste permanent pour la presse nationale, dont les radios Europe 1 et Radio Classique, l’hebdomadaire Grazia ou les trimestriels Sang-Froid et l’Ame des Lieux. Il travaille aussi pour la presse régionale, dont le quotidien Le Courrier de l’Ouest et l’hebdomadaire Sud-Ouest Mag, ainsi que pour le Journal des Entreprises, l’Usine Nouvelle et les sites Actualité de la Formation et Revue Far Ouest. Jean Berthelot de La Glétais est également rédacteur en communication éditoriale depuis 2008. Il donne aussi régulièrement des formations de prise de parole en public et de sensibilisation aux médias. Depuis février 2019, il est président du Club de la Presse de Bordeaux.

Magali Maricot

Magali Maricot est photographe et iconographe. Formée à l’école des Gobelins, à Paris, Magali Maricot a commencé sa carrière auprès de Gérard Vandystadt, lauréat du prix World Press Photo en 1990. Passée ensuite par L’Équipe, France Football, Rugby Hebdo, Aujourd’hui Sport, Magali a aiguisé son œil à l’exigeante école de la photo de sport. Elle a ensuite travaillé pour le quotidien France-Soir puis pour l’hebdomadaire féminin Grazia. Désormais photographe indépendante, Magali a collaboré avec le trimestriel Sang-Froid, ainsi que l’hebdomadaire Vraiment, et travaille aujourd’hui régulièrement avec le site Revue Far Ouest, le groupe Sud Ouest pour Le Mag et Gourmand, Bordeaux Mag et Phosphore. En septembre 2019, elle exposait sa série « Abandonée » à la Biennale d’Art Contemporain d’Issy-les-Moulineaux. Elle est aussi iconographe pour l’illustration d’articles de communication éditoriale depuis 2012.

Gabriel Taïeb

Formé à l’Université Bordeaux Montaigne en Sciences de l’Information et de la Communication, Gabriel Taïeb est un jeune rédacteur multimédia. Aussi journaliste pigiste et motion-designer 2D, il a pu travailler pour des rédactions comme Revue Far Ouest, Objectif Méditerranée, IT Shaker, Radio Campus Bordeaux ou le Journal du Dimanche. Il anime aussi ponctuellement des ateliers de prise de parole en public. Depuis 2020, il siège au CA du Club de la Presse de Bordeaux en tant que représentant des Acteurs de l’Information.

Marion Ruaud

Formée au CUEJ, l’école de journalisme de Strasbourg, Marion Ruaud a travaillé en tant que JRI à BFMTV pendant 5 ans. Elle a beaucoup voyagé, en France et à l’étranger, l’oeil vissé derrière la caméra. Du terrain, toujours du terrain et encore du terrain ! Aujourd’hui, constamment à l’affût des évolutions de son métier, Marion a adopté l’iPhone comme nouveau moyen de tournage (et parfois de montage) pour des vidéos comme celles-ci. La voilà lancée dans l’aventure MoJo (Mobile Journalism) ! Journaliste et rédactrice indépendante, elle enseigne aussi la vidéo mobile aux étudiants de l’IJBA, l’école de journalisme de Bordeaux, ainsi qu’à des journalistes confirmés.

CONTACTEZ-NOUS




Jean Berthelot de La Glétais
06.60.72.00.63
contact@lesmotsdemai.com

Copyright Website 2019  |  Confidentialité  |  Mentions légales